Calvados : jugé pour violences conjugales, l'homme affirme qu'il se défendait

Calvados : jugé pour violences conjugales, l'homme affirme qu'il se défendait

le tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

Le
Par : Joëlle Briant

Mercredi 27 septembre 2017 un homme âgé de 27 ans a comparu devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour répondre de violences commises à l'encontre de son ex-compagne, durant presque deux ans à leur domicile de Caen.

Le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) a jugé un Nigérian pour violences conjugales lors d'une audience du mercredi 27 septembre 2017. Les faits auraient commencé en novembre 2015 et duré presque deux ans.

"J'étais obligé de porter des coups"

En juillet 2017, une femme porte plainte pour violences conjugales lorsqu'elle se sépare du père de son enfant de 2 ans 1/2. L'homme est alors placé sous contrôle judiciaire dont il respectera les contraintes avec assiduité. La femme affirme avoir été régulièrement frappée depuis novembre 2015, allant jusqu'à souffrir d'une fracture du poignet due à un coup de poing. Lui n'a pas la même version "Elle était violente, alors pour me défendre j'étais obligé de porter des coups."

Les certificats médicaux attestent de violences récentes et anciennes

L'avocate de la partie civile décrit une femme qui devait subir quotidiennement les sautes d'humeur de son compagnon rendant sa vie infernale et sollicite 1 500 euros en réparation.

La procureure parle d'un homme gentil jusqu'au jour où sa compagne lui a donné un enfant. Ensuite les violences ont été régulières sans toutefois de problématique alcoolique. Elle requiert 6 mois de prison avec sursis assortis de 24 mois de mise à l'épreuve, une obligation de soins et une interdiction de contact avec la victime. Elle ajoute que l'homme pourra voir son fils.

L'homme admet des divergences éducatives

L'avocat de la défense parle des sentiments extrêmement forts que son client éprouve encore pour son ex-compagne, pensant toujours à un mariage possible. "Il est décrit comme un tyran domestique mais ce n'est pas tout à fait ça. Il s'est beaucoup investi dans son foyer et il n'hésite pas à participer aux tâches ménagères." Il explique que l'homme a eu toute sa famille assassinée dans son pays et qu'il s'est bien intégré à la société française.

Ce dernier, en fin d'audience finit par reconnaître "On a eu des problèmes de communication au niveau de l'éducation de l'enfant. C'est sans doute dû à mes origines."

L'affaire est mise en délibéré au mercredi 11 octobre 2017.


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