Calvados : privé de ses enfants, un homme pourrit la vie de son ex

Calvados : privé de ses enfants, un homme pourrit la vie de son ex

L'entrée du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

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Par : Joëlle Briant

À la suite d'une séparation, un père privé de droit de visite et d'hébergement perd contact avec ses deux fils. Cette situation déclenche chez lui plusieurs années de persécution acharnée envers son ex-compagne. Il a dû répondre de ces faits le mercredi 13 septembre 2017 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

Mercredi 13 septembre 2017, un sexagénaire a comparu devant le tribunal de grande instance de Caen (calvados) pour appels malveillants réitérés ceci de février 2013 à mars 2017 à Démouville.

Des centaines d'appels de jour comme de nuit

Après treize ans de vie commune, un couple, parent de deux enfants, se sépare. La cause principale ? L'alcoolisation régulière de l'homme qui le rend violent. Très vite, il va se voir retirer le droit de visite et d'hébergement étant reconnu que les enfants ne sont pas en capacité de se confronter à leur père. Frustré, l'homme va multiplier les appels de jour comme de nuit, sur le téléphone de son ex mais aussi sur celui de son travail. Les propos sont menaçants et incohérents : "Je ferai tout pour qu'ils aillent à la DASS... Les abattoirs sont ouverts..." Il inscrit les numéros de téléphone assortis de commentaires outrageants un peu partout en grand dans les lieux publics.

"On m'a privé de mes enfants"

À la barre, le prévenu reconnaît les appels mais nie leur malveillance et conteste leur quantité. "On m'a privé de mes enfants. C'est moi qui les ai élevés tout petits lorsque leur mère était au travail. Je ne les vois plus, je suis sans nouvelles, je ne connais même pas leurs orientations scolaires." La victime présente à l'audience explique qu'il s'alcoolise de plus en plus et que les enfants en ont peur. L'expertise psychiatrique décrit un individu dangereux psychologiquement pour ses fils. 2 000 euros de dommages et intérêts sont sollicités car il est de plus rappelé qu'il ne verse aucune pension alimentaire.

"Vous prenez de la souffrance pour de la malveillance"

Le ministère public reconnaît le quotidien cauchemardesque des victimes et requiert 6 mois de prison avec sursis assortis de 24 mois de mise à l'épreuve ainsi qu'une obligation de soins.

L'avocat de la défense plaide "Vous prenez pour de la malveillance ce qui n'est que de la souffrance." Il ajoute que la plaignante diabolise son ex-compagnon et sollicite la relaxe.

Le jugement sera rendu le mercredi 27 septembre prochain.


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