Calvados : la caissière ne scanne pas tous les achats d'un compatriote

Calvados : la caissière ne scanne pas tous les achats d'un compatriote

Un des couloirs du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

Le
Par : Joëlle Briant

Le samedi 25 février 2017 en fin de matinée, une caissière travaillant chez un géant de l'ameublement de l'agglomération de Caen (Calvados) aurait sciemment "omis" de scanner une partie des articles d'un compatriote passant à sa caisse. Pour ces raisons, elle a été jugée le jeudi 14 septembre 2017 pour escroquerie par le tribunal de grande instance de Caen.

Jeudi 14 septembre 2017, une femme âgée de 36 ans a comparu pour escroquerie devant le tribunal de grande instance de Caen (calvados). Les faits se sont produits dans une grande surface située à Fleury sur Orne, au sud de l'agglomération.

Pour des achats dépassant les 400 euros, l'homme ne règle que 22 euros

Entre 10h et 11h du matin, une seule caisse est ouverte. Un client s'y présente avec sept articles. Quatre sont déposés sur le tapis et trois plus volumineux restent dans le caddie. L'acheteur règle ses achats qui s'élèvent à 22 euros et sort. Il revient chercher son caddie, qui contient un matelas et deux oreillers et emprunte alors la sortie de secours déclenchant une alarme. Le contenu de son caddie avoisine les 400 euros et il n'a aucun ticket de caisse justifiant de ce paiement.

Compatriotes

La femme s'explique : "J'avais annulé des scanners car il voulait régler en deux fois mais j'ai oublié de rescanner les articles les plus chers, ceux dans le caddie. C'est ma faute. J'ai de graves problèmes familiaux et je suis sous antidépresseurs."

Mais durant l'enquête, l'homme dit n'avoir jamais demandé deux comptes séparés. "Bien sûr, c'était bien moins cher que prévu, mais dans ces cas-là, on ne dit rien." Par la suite, il avoue connaître cette femme qui, en tant que compatriote, a voulu l'aider. Ce que dément la prévenue, qui admet tout de même l'avoir croisé aux restos du coeur. Sur la vidéosurveillance on voit bien qu'elle ne scanne qu'une partie des articles mais il n'y a aucun échange entre eux. Lors de l'enquête l'occasion de confronter leurs dires ne leur est pas donnée.

La manoeuvre frauduleuse n'est pas prouvée

Depuis, la prévenue qui n'a aucune mention dans son casier judiciaire et qui était considérée comme une employée modèle a été licenciée.

La partie civile ne croit pas à une omission et pour elle l'intention d'escroquer était bien là. Le magasin réclame 2 172 euros de préjudice et 3 000 euros de frais occasionnés par l'incident.

La procureure requiert une amende à l'appréciation du tribunal.

La défense insiste sur le fait qu'il n'y a pas assez d'éléments pour prouver qu'il y ait eu manoeuvre frauduleuse et ajoute que rien ne justifie les demandes de la société victime qui a récupéré ses articles en bon état.

Au final, la femme écope d'un mois de prison avec sursis, de 100 euros d'amende et de 500 euros de frais de justice.


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