L'avenir s'éclaircit pour le contournement est de Rouen

L'avenir s'éclaircit pour le contournement est de Rouen

Frédéric Sanchez, Hervé Morin et Pascal Martin ont cosigné une lettre adressée au gouvernement.

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Par : Aurélien Delavaud

Le contournement est de Rouen devient de plus en plus concret. Ce mercredi 13 septembre 2017, à Rouen (Seine-Maritime), la Région, le département de Seine-Maritime et la Métropole de Rouen ont annoncé un accord pour le financement de ce tracé.

Il aura fallu 45 ans pour que les choses progressent enfin. Depuis 1972, le contournement est de Rouen (Seine-Maritime) en était resté au stade des discussions, des réunions et des études. Ce mercredi 13 septembre 2017, il a franchi le cap du financement. Après d'interminables négociations, la Région Normandie, le Département de Seine-Maritime et la Métropole Rouen Normandie ont envoyé par le biais de leurs présidents une lettre au gouvernement pour sceller cet accord.

Un projet à 890 millions d'euros

"Stratégique pour l'agglomération mais aussi pour toute la région", selon Hervé Morin, le président de Région, le contournement est doit relier l'A13 à l'A28 entre Le Vaudreuil (Eure) et Quincampoix (Seine-Maritime). Un nouvel itinéraire en deux fois deux voies sur 42 kilomètres qui doit, sur le papier, dévier la route des poids-lourds pour les sortir du centre-ville de Rouen.

En l'état, le projet est estimé à 890 millions d'euros hors taxes. Selon l'accord de financement proposé au gouvernement, 400 millions d'euros seraient à la charge du concessionnaire - qui installera en contrepartie une barrière de péage -, l'État interviendrait à hauteur de 245 millions et les 245 millions restants seraient partagés entre les collectivités locales

Le grand absent de cet accord, c'est le Département de l'Eure. Frédéric Sanchez, le président de la Métropole, semblait assez amer à ce sujet : "Il y a un contraste saisissant entre l'engagement de la Seine-Maritime et l'absence de l'Eure. C'est fâcheux que des collectivités ne prennent pas la mesure de responsabilités historiques." De son côté Pascal Martin, président du Département de Seine-Maritime note que "12 des 42 kilomètres du tracé sont dans l'Eure. Et beaucoup d'Eurois pourront l'emprunter chaque jour pour venir travailler dans l'agglomération."

À l'heure actuelle, le dossier du contournement est dans les mains du Conseil d'État. Pour son bon développement, il doit reconnaître le projet "d'utilité publique" avant le 11 janvier 2018. C'est seulement à partir de ce moment que l'État pourra s'engager financièrement et lancer les travaux. Enthousiastes, les élus espèrent pouvoir inaugurer ce nouvel axe routier en 2024.


Réactions

Eiffel

19 septembre 2017 , 09:48
Est-ce bien normal (sans référendum à échelle local) que les contribuables de Seine-Maritime soient obligés de payer en lieu et place des contribuables de l'Eure pour un projet d'autoroute dont ils ne veulent pas entendre parler chez eux (ils veulent bien une 2x 1 voie gratuite et non une autoroute à péage !) ? Or le problème majeur sera que le concessionnaire retenu ne pourra trouver un équilibre financier qu'à la seule condition expresse de bénéficier du revenu d'un péage sur l'ensemble des 41.5km formant le projet actuel de la DREAL (tracé couvrant la Seine Martime et l'Eure) Si le projet est tronqué côté Eure, cela ne tiendra plus debout avec déficit à la clef !!!. On voit bien que le financement soit disant bouclé par les 3 collectivités territoriales ne suffit pas, d'autant que l'Etat n'a pas encore dit qu'il financerait sa partie (soit plus de 300M€) . En effet le CPIER (contrat de plan Etat Région n'a rien prévu pour payer ce projet grandiose et dévastateur de terres agricoles (bien au-delà de ce qui est prévu au PLUi de la Métropole de Rouen, d'ailleurs) du fait que le préfet Philizot avait déclaré à Cerisy la Forêt qu'il n'était pas mûr pour être financé, à ce stade ! En dernier lieu, est-ce bien à la Région de financer une telle infrastructure car ce serait contraire au partage des compétences imposé par la loi NOTRe ? J'espère que Nicolas Hulot et Sébastien Lecornu sauront remettre du bon sens dans ce projet et les ramener à la dure réalité vécue par le terrain (maires et élus locaux du tracé contesté au Sud) ainsi que les futurs riverains et contribuables de S-M.
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