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Première adresse de Macron aux militaires après le départ de Villiers

Emmanuel Macron se rend jeudi matin sur la base aérienne 125 d'Istres, l'un des maillons de la dissuasion nucléaire, pour une adresse aux militaires très attendue, 24 heures après la démission fracassante du chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers.

Première adresse de Macron aux militaires après le départ de Villiers
Emmanuel Macron salue les passants au festival de photographies "Rencontres d'Arles" le 19 juillet 2017 - JEAN-PAUL PELISSIER [POOL/AFP]

Le chef de l'Etat et des armées y sera notamment accompagné du général François Lecointre, le nouveau "CEMA", jusqu'à présent chef du cabinet militaire du Premier ministre.

Après une présentation des Rafale, Mirage, AWACS et autres avions de ravitaillement qui participent à la composante aérienne de la force de dissuasion, une visite d'infrastructures sensibles et un déjeuner avec les équipages "d'alerte", Emmanuel Macron s'adressera au personnel de la base.

Il "réitèrera son soutien aux armées, rappellera qu'il a beaucoup d'ambitions pour elles dans un contexte international difficile tout comme ses engagements de campagne sur l'augmentation du budget de la défense", explique son entourage.

Le chef de l'État s'est engagé à porter à 2% du PIB l'effort de défense d'ici à 2025 mais, en attendant, 850 millions d'euros d'économies leur ont été brutalement réclamés aux armées cette année, dans un contexte de restrictions budgétaires générales.

"Cet effort obère-t-il la capacité des forces armées à mener l'opération Sentinelle sur le territoire national ? Absolument pas, il n'y aura pas un soldat en moins d'ici au 31 décembre 2017", assure cependant son entourage.

"Rien ne changera non plus pour les opérations extérieures", poursuit-on de même source, évoquant un impact "sur les crédits d'équipement à long terme".

A l'issue de son allocution, Emmanuel Macron embarquera à bord d'un Boeing C135 qui ravitaillera des avions de combat en vol et le conduira jusqu'à Paris.

'Pas le rôle du chef d'état-major'

Il s'agit de sa seconde visite consacrée à la dissuasion depuis son élection. La première l'avait conduit début juillet à bord de l'un des quatre sous-marins de la composante océanique de la force de dissuasion, Le Terrible. Hélitreuillé, il avait effectué une plongée de quelques heures au large des côtes françaises.

En désaccord avec le chef de l'Etat sur les coupes budgétaires imposées à la défense, le général de Villiers a donc démissionné mercredi, un geste sans précédent sous la Ve République qui a marqué la première crise ouverte du quinquennat.

"Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français", a-t-il lâché dans un communiqué.

Personnalité intègre et rugueuse, Pierre de Villiers s'était exprimé à huis clos à l'Assemblée nationale, assurant qu'il n'allait pas se "laisser baiser" et que la situation n'était "pas tenable".

L'état-major des armées a publié mercredi une video d'une minute sur laquelle on voit le général de Villiers quitter le ministère de la Défense sous les applaudissements de dizaines de militaires en tenue qui lui dressent une haie d'honneur, dans un tweet intitulé "Merci".

"Ce n'est pas le rôle du chef d'état-major" de défendre le budget des armées "mais celui de la ministre" Florence Parly, a répliqué mercredi le président de la République à l'arrivée d'une étape du Tour de France à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes).

Il avait déjà sèchement recadré le général à la veille du défilé militaire du 14 juillet devant des soldats interloqués, martelant "je suis votre chef" et lui reprochant d'avoir mis de façon "indigne" une polémique budgétaire "sur la place publique".

"Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, le chef d'état-major des armées change", a-t-il encore asséné dimanche dans des confidences au JDD.

Jusqu'à cet incident, les relations entre les militaires et le nouveau président étaient au beau fixe. Emmanuel Macron avait multiplié les signaux en leur direction: visite à des blessés de guerre le jour de son investiture, déplacement sur la base militaire française de Gao, au Mali, visite à bord du Terrible...

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