En ce moment : La symphonie des eclairs (edit) - Zaho de Sagazan Ecouter la radio

En ce moment
abonnement

La France tenue en haleine à une semaine de la présidentielle

A une semaine du premier tour de la présidentielle, le 23 avril, les écarts entre les quatre premiers candidats n'ont jamais été aussi minces, les poussant dans la dernière ligne droite à redoubler d'efforts pour convaincre un nombre record d'indécis.

La France tenue en haleine à une semaine de la présidentielle
Des supporters de Jean-Luc Mélenchon lors d'un rassemblement à Marseille, le 9 avril 2017 - Anne-Christine POUJOULAT [AFP/Archives]

Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont au coude-à-coude, juste devant Francois Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Le tout, dans une fourchette réduite: entre trois et six points selon les derniers sondages qui, compte tenu des marges d'erreur, laissent la porte ouverte à tous les rebondissements.

D'autant que les indécis s'annoncent à un niveau record cette année: un électeur sur trois ne sait pas encore pour qui voter.

D'autres pourraient aussi changer de bulletin de vote à la dernière minute: pour les analystes, le mode de scrutin incite les électeurs à voter utile et donner leur voix "au moins mauvais des candidats qui ont une chance", selon le chercheur Michel Balinski, du Centre national de la Recherche Scientifique (CNRS).

Dans un pays marqué par les attentats, un chômage élevé et une économie atone, les électeurs semblent déboussolés par une campagne atypique polluée par les affaires.

Les électeurs de droite ont ainsi assisté à la chute de popularité de l'ancien favori, le conservateur François Fillon, après des révélations sur des emplois fictifs présumés qui auraient bénéficié à ses proches et sur son train de vie.

Celui qui avait créé la surprise en remportant haut la main la primaire de droite conserve 18 à 20% de partisans affirmés mais ne disposerait pas d'un réservoir chez les indécis. Sa qualification pour le second tour "n'est possible qu'à la faveur d'un net décrochage d'un de ses deux principaux concurrents, Macron ou Le Pen", note Emmanuel Rivière, directeur de Kantar Sofres (sondages).

L'ex-Premier ministre (2007-2012) essaie, dans ce sprint final, de mobiliser l'électorat catholique et conservateur.

Samedi, ses visites l'ont conduit d'un haut lieu du catholicisme français à une église copte, tandis qu'il prononçait un discours vibrant sur la France, son identité, le patriotisme..., fustigeant "communautarisme" et "islamisme".

Offre éclatée à gauche

Pour ses partisans, la percée ces dernières semaines de Jean-Luc Mélenchon, personnalité très clivante, pourrait jouer en sa faveur, en remobilisant les électeurs de droite. Les fillonistes agitent la menace d'un deuxième tour entre deux extrêmes, en insistant sur l'audience de Marine Le Pen.

À gauche, la perplexité n'est pas moindre face à une offre éclatée: vainqueur surprise de la primaire de son camp, le socialiste Benoît Hamon pâtit de la percée de M. Mélenchon et du ralliement de ténors socialistes à Emmanuel Macron.

Benoît Hamon s'accroche néanmoins et arpente l'Ouest du pays en ce weekend pascal pour tenter de convaincre: "Mettez le paquet", a-t-il lancé à ses fidèles.

Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon l'affirme dimanche dans les colonnes du quotidien le Parisien: "Je serai au second tour". Accusé de populisme par ses détracteurs, cet anti-mondialiste critique de l'Europe, réfute être d'extrême gauche et se décrit en homme "passionné" et insoumis face aux ordres établis capitalistes et libéraux.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron, benjamin des candidats de 39 ans, semble vouloir éviter toute prise de risque. Celui qui ne se veut "ni de gauche, ni de droite" et incarne le renouvellement pour ses partisans, continue d'aller "au contact" des Français "calme, serein et déterminé".

Sa percée dans cette campagne en a fait une cible de bon nombre de ses adversaires, et notamment de Marine Le Pen.

La cheffe du Front national l'a ainsi attaqué frontalement en meeting samedi, estimant qu'avec lui au pouvoir "ce serait l'islamisme en marche".

Et de presser ses partisans: "Chacun de vous devez convaincre un indécis ou prendre par la main un abstentionniste". "Poussez fort les portes de l'Elysée!".

Galerie photos
Newsletter
Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Lire les journaux
Petites Annonces
Immobilier
Saint-Jacut-de-la-Mer (22750) sur camping...
Saint-Jacut-de-la-Mer (22750) sur camping... Saint-Jacut-de-la-Mer (22750) 0€ Découvrir
à louer maison jumelée à Darnetal...
à louer maison jumelée à Darnetal... Darnétal (76160) 545€ Découvrir
à vendre pour investisseur maison jumelée...
à vendre pour investisseur maison jumelée... Darnétal (76160) 115 000€ Découvrir
La Bresse, dans les Vosges...
La Bresse, dans les Vosges... La Bresse (88250) 0€ Découvrir
Automobile
Toile de tente en coton
Toile de tente en coton Rouen (76000) 350€ Découvrir
Peugeot Partner Totem Clim 1,6l HDI 16V 75 ch
Peugeot Partner Totem Clim 1,6l HDI 16V 75 ch Val-d'Arry (14210) 4 500€ Découvrir
Caravane GRUAU Tradition 40 CP
Caravane GRUAU Tradition 40 CP Rouen (76000) 2 500€ Découvrir
Renault Megane
Renault Megane Coutances (50200) 2 000€ Découvrir
Bonnes affaires
A SAISIR CONGELATEUR 311 L WIRLPOOL
A SAISIR CONGELATEUR 311 L WIRLPOOL Bruc-sur-Aff (35550) 200€ Découvrir
Perdu pendendif
Perdu pendendif Petit-Couronne (76650) 0€ Découvrir
Vends machine à coudre ancienne à pédale
Vends machine à coudre ancienne à pédale Bonsecours (76240) 50€ Découvrir
Colonne de salle de bain
Colonne de salle de bain Rouen (76000) 120€ Découvrir
L'application mobile de Tendance Ouest
Inscrivez vous à la newsletter
La météo avec Tendance Ouest
Les pronostics avec Tendance Ouest
Les jeux de Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
Films et horaires dans vos cinémas en Normandie
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Les replays de Tendance Ouest
La France tenue en haleine à une semaine de la présidentielle