Attentat de Dortmund: après le match, place à l'enquête

Attentat de Dortmund: après le match, place à l'enquête

Officier de police allemande à Dortmund, le 12 avril 2017 © PATRIK STOLLARZ [AFP/Archives]

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Après la tenue sans incident notable du match Dortmund-Monaco, les autorités allemandes se concentrent jeudi sur leur suspect dans l'enquête sur l'attaque à l'explosif contre les joueurs du Borussia, un individu qualifié d'"islamiste".

Les enquêteurs ont perquisitionné mercredi les appartements de "deux suspects appartenant à la mouvance islamiste" et ont interpellé l'un de ces hommes, a annoncé le parquet antiterroriste.

Aucune précision n'a été donnée sur son rôle supposé dans l'attaque, mais la justice a jusqu'à jeudi soir pour décider d'un éventuel placement en détention. Comme il l'a fait dans d'autres affaires comparables, le parquet peut aussi décider d'une remise en liberté très rapidement.

Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, l'homme retenu par la police est un Irakien de 25 ans résidant à Wuppertal (ouest), situé comme Dortmund dans la région de la Ruhr, alors que l'autre suspect laissé en liberté est un Allemand de 28 ans habitant à Fröndenberg.

Revendication

Mais si la région est connue pour abriter une mouvance islamiste importante, et concentre nombre de procédures contre d'anciens jihadistes revenus d'Irak ou de Syrie, les enquêteurs demeurent très prudents sur l'implication des deux hommes, précise le journal Stadt Anzeiger de Cologne.

La nature "terroriste" de l'acte ne fait en revanche plus guère de doute pour le parquet fédéral, qui s'appuie à la fois sur "les modalités" de cette attaque à l'explosif et sur une lettre de revendication retrouvée sur les lieux.

Les trois engins qui ont détonné mardi soir au passage du bus de l'équipe de Dortmund, blessant le défenseur international espagnol Marc Bartra et un policier, avaient une "force explosive" de 100 mètres, a révélé le parquet mercredi.

Ils contenaient des "tiges métalliques", dont l'une a terminé sa course dans le repose-tête d'un siège à l'intérieur du bus, a souligné le parquet, suggérant que le bilan aurait pu être plus lourd.

Les enquêteurs ont par ailleurs découvert sur les lieux de l'attaque, en trois exemplaires, une lettre de revendication appelant l'Allemagne à cesser de participer avec ses chasseurs Tornados à la lutte de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique.

'Danger latent'

Reporté de près de 24 heures, le quart de finale aller de Ligue des champions s'est disputé mercredi soir sous haute sécurité, face à une équipe de Dortmund visiblement éprouvée. L'hôte allemand a d'ailleurs perdu la rencontre, non sans se battre, 3 buts à 2.

"C'était un énorme choc pour l'équipe (...) et la question, c'est comment tu réagis. Et je crois qu'ils envoient le bon signal" en jouant, avait déclaré juste avant la rencontre le patron du Borussia, Hans-Joachim Watzke, saluant le courage de ses joueurs.

Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière, qui a assisté au match en signe de solidarité, a de son côté promis que l'Allemagne "ne se laissera pas voler sa fascination" pour le foot "par des criminels".

La présence policière avait été renforcée en ville et aux abords du stade, ainsi qu'à Munich (sud) où se déroulait la rencontre Bayern-Real, affiche de rêve de cette C1 qui s'est déroulée sans incident.

"Nous restons sous la menace d'un danger latent", a averti mercredi Ralf Jäger, le ministre de l'Intérieur de la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie --où est situé Dortmund--, pour qui "d'autres attaques seront à redouter" tant que "le ou les assaillants n'auront pas été arrêtés".

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