Grande-Synthe: l'Etat cherche à "consolider un accueil d'urgence" après l'incendie

Grande-Synthe: l'Etat cherche à "consolider un accueil d'urgence" après l'incendie

Un pompier arrose les décombres de maisons détruites par un incendie dû à des rixes entre Afghans et Kurdes dans le camp de migrants de Grande-Synthe le 11 avril 2017 à Dunkerque © PHILIPPE HUGUEN [AFP]

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La priorité des autorités est de "mettre à l'abri les migrants qui errent" et de "consolider un accueil d'urgence" au lendemain de l'incendie qui a ravagé le camp de Grande-Synthe (Nord) après une rixe entre Kurdes et Afghans, a annoncé mardi le préfet du Nord.

"Trois gymnases ont été mobilisés pour une mise à l'abri", a déclaré le préfet Michel Lalande lors d'une conférence de presse à la mairie de Grande-Synthe, mardi midi. Sur "l'échelle de Richter de nos priorités, aller au contact de tout ceux qui errent, les rassurer et les conduire vers des lieux de répit est en premier", a-t-il ajouté.

"Nous travaillons déjà avec les ministères concernés pour des départs de migrants vers les centres d'accueil et d'orientation (CAO) qui existent et que nous armerons en conséquence", a-t-il indiqué.

Selon le préfet, il faut "faire en sorte que tous ceux qui errent sur les grands axes routiers de cette région en direction de Calais ou Paris puissent être réconfortés et rassurés, pour les mettre à l'abri eux aussi". Puis "consolider un accueil d'urgence qui nous permet de faire une mise à l'abri sur plusieurs jours qui ne pénalise pas les habitants de cette ville".

L'Etat réfléchit cependant d'ores et déjà à "l'organisation d'un lieu de répit où l'on s'arrête quelques jours, quelques heures", a confié Michel Lalande.

"Grande-Synthe dans sa première expression, celle qui est partie en fumée, a tenté une première réponse pour la mise à l'abri. Il faut la renouveler", a-t-il ajouté, sans précisions.

Le maire écologiste de la ville, Damien Carême s'est dit "particulièrement affecté compte tenu des efforts déployés pour en arriver là". Il a évoqué la "possibilité de faire quelque chose derrière, peut-être des tentes", "sur le même terrain de la Linière".

"Ce qui est sûr c'est que les abris ont montré leurs limites", a-t-il estimé, affirmant que "le problème d'hier est lié à la surpopulation".

"J'en appelle à la solidarité nationale des élus locaux" pour ouvrir de nouveaux CAO", a-t-il conclu, déterminé à ne pas abandonner les valeurs de "solidarité et de fraternité républicaines".

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