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Bruxelles (AFP). Le gouvernement grec à Bruxelles avec de nouvelles propositions pour ses créanciers

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Bruxelles (AFP). Le gouvernement grec à Bruxelles avec de nouvelles propositions pour ses créanciers
Des Grecs manifestent devant le Parlement à Athènes pour portester contre les exigences des créanciers de la Grèce, le 11 juin 2015 - AFP/Archives
Une délégation de haut niveau du gouvernement grec était attendue samedi à Bruxelles et devait présenter aux institutions créancières du pays, UE et FMI, de nouvelles propositions pour tenter de surmonter les désaccords et éviter un défaut de paiement. "Nous aurons un accord", a assuré samedi matin à la télévision Skaï le ministre adjoint des Finances grec, Dimitris Mardas, soulignant que "le fait que la délégation grecque va à Bruxelles est un signe de bon augure". Le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait promis que la Grèce allait "intensifier" les discussions avec les institutions créancières à l'issue d'un entretien mercredi soir à Bruxelles avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande. La délégation grecque, attendue à Bruxelles en milieu de journée, est composée de Ioannis Dragassakis, le discret chef négociateur du gouvernement grec, Euclide Tsakalotos, le ministre adjoint aux Affaires étrangères, et Nikos Pappas, le bras droit d'Alexis Tsipras. Selon une source européenne, la réunion elle-même ne devrait pas commencer avant la fin d'après-midi, avec des représentants du FMI, de la BCE et du MES, le dispositif de gestion des crises financières de la zone euro. La présence du FMI est d'autant plus importante que c'est avec l'institution de Washington, plus encore qu'avec ses autres créanciers, que le gouvernement grec doit s'entendre au plus vite. Le 30 juin, Athènes doit en effet rembourser 1,6 milliard d'euros de prêts du FMI, et des doutes subsistent sur sa capacité à honorer cette échéance sans le déblocage de 7,2 milliards d'euros restant à verser dans le cadre de son plan d'aide. Or le versement de cette aide dépend de la mise en place de réformes sur lesquelles Athènes et ses créanciers s'écharpent depuis près de quatre mois. Un accord sur la Grèce sans le FMI est "inimaginable", avait insisté vendredi le président de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem. - Solution "mutuellement avantageuse" - Le FMI avait jeté un froid la veille, par la voix de son porte-parole Gerry Rice, qui avait estimé que des différences "majeures" subsistaient et qu'un accord semblait encore loin. M. Rice avait esquissé des pistes sur ce que devrait comporter un accord, notamment une réforme du système de TVA qui "permettrait de récolter des impôts supplémentaires représentant jusqu'à 1% du Produit intérieur brut". Le principal point sur lequel se focalisent les négociateurs est le niveau de l'excédent budgétaire primaire (calculé hors du service de la dette), qui conditionne le montant des économies ou des recettes supplémentaires à réaliser dans le pays. Les créanciers demandent qu'il atteigne 1% cette année, et les Grecs ont proposé jusqu'ici 0,75%. Selon le quotidien financier grec Naftéromporiki, la partie grecque pourrait proposer 0,9%, un niveau qui serait obtenu en supprimant la réduction de TVA appliquée dans les îles grecques. En échange, le gouvernement grec, dont le plan d'aide expire le 30 juin, espère obtenir plus de financements au-delà de cette date, notamment un accès à des fonds non utilisés, comme celui pour les banques (10,9 milliards d'euros). Les autorités grecques veulent aussi un engagement des créanciers à discuter d'une restructuration de la dette, qui devrait s'établir à 180% cette année. Les discussions pourraient durer plusieurs jours, mais le temps presse et l'idéal serait un accord d'ici jeudi, date de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, qui devront l'entériner à l'unanimité. Certains parlements nationaux devront ensuite donner leur feu vert au déboursement de l'aide. Devant l'urgence des échéances, la zone euro a discuté pour la première fois cette semaine de la possibilité que la Grèce fasse défaut, un sujet jusqu'ici tabou, et qui pourrait être le prélude au "Grexit", la sortie du pays de la zone euro. Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a exhorté samedi sur la radio BBC 4 à travailler à une solution "mutuellement avantageuse" qui ne "joue pas sur le scénario d'une fragmentation" de la zone euro. "Je pense qu'aucun bureaucrate ou responsable politique européen ne s'engagera sur la voie" d'un défaut grec, a-t-il dit.
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