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Séoul (AFP). A Séoul, l'art du jardinage atteint des sommets

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Séoul (AFP). A Séoul, l'art du jardinage atteint des sommets
Un promeneur dans le jardin sur le toit du centre commercial Garden 5 à Séoul, le 21 mai 2015 - AFP
Potagers, carrés de verdure tirés à quatre épingles et parcs paysagers: les jardins de Séoul fleurissent sur les toits de ses gratte-ciel, s'étalant parfois sur d'immenses surfaces et apportant couleur et spontanéité à l'une des villes les plus densément peuplées au monde. Grâce au soutien financier de la municipalité, des immeubles autrefois sans âme sont désormais coiffés de parterres de fleurs et d'arbres. Au printemps, le parfum des végétaux masque un temps les gaz d'échappement de la circulation automobile. Ce programme est à l'origine d'un des plus grands toits végétalisés d'Asie, Garden 5, l'équivalent de trois terrains de football qui s'étale au sommet de quatre immeubles de 10 étages reliés par des passerelles aériennes. De son côté, Inter-M Corp, une entreprise qui fabrique du matériel audio installée dans un immeuble gris de sept étages, a décidé de métamorphoser son toit voici quelques années. La mairie a financé la moitié des 110 millions de wons (88.000 euros) du projet: un jardin de 450 mètres carrés, achevé fin 2013 et orné d'azalées, de lys, d'érables, d'herbes aromatiques et de deux petits pavillons. Bae Seung-San, porte-parole de l'entreprise, explique que ses employés s'en servent pour décompresser. C'est aussi là que les commerciaux emmènent les clients pour les impressionner. "Quand on a des acheteurs étrangers, on organise des barbecues, on diffuse de la musique avec nos équipements", dit-il. L'aide municipale n'est pas sans conditions: les jardins doivent être entretenus correctement et le public doit pouvoir y accéder au cours des cinq ans qui suivent l'inauguration. Faute de quoi la municipalité peut exiger le remboursement de la subvention accordée. - Plus de 650 immeubles concernés - Depuis le lancement de ce programme en 2002, les autorités locales ont dépensé plus de 60 milliards de wons (48 millions d'euros) pour les toits de plus de 650 immeubles à travers la ville. "Nous avons besoin de davantage de vert. Mais nous n'avons pas vraiment le budget pour acheter les terrains nécessaires à la création de parcs urbains", dit Bang Seong-Weon, chargé du programme "Toits de verdure" à la municipalité. "Si l'on verdit les toits, le prix du terrain n'est plus un problème". Séoul héberge 20% des 50 millions de Sud-Coréens. C'est une ville moderne, active, dont la densité est près de deux fois supérieure à celle de New York et huit fois supérieure à celle de Rome. Détruite en grande partie pendant la guerre de 1950-53, la capitale sud-coréenne a été reconstruite à une époque d'industrialisation rapide et de laisser-faire urbain. Résultat, une architecture peu inspirée de blocs d'immeubles d'habitation et de bureaux, tous semblable. Mais ces 10 ou 15 dernières années, des efforts ont été faits pour revitaliser l'architecture et l'environnement, avec plus ou moins de bonheur. Bang Seong-Weon est prompt à vanter les mérites économiques et environnementaux des toits végétaux qui absorbent la chaleur tout en faisant office d'isolant. La facture d'énergie destinée à chauffer pendant les hivers glacials de Séoul et à climatiser lors de ses étés chauds et humides s'en trouve réduite d'autant. "Et les paysages sont plus beaux, les gens ont plus conscience des saisons qui passent", ajoute-t-il. Les toits-terrasses existent ailleurs en Asie mais à Séoul, ils atteignent une échelle inégalée. "Je n'ai jamais rien vu de tel", confie Choi Da-Yeon, une étudiante de 20 ans, lors d'une promenade dans Garden 5. "Nous n'avons pas assez d'espaces verts à Séoul. Mais ici, on peut vraiment respirer". - Abeilles et papillons - Han Moo-Young, professeur d'ingénierie civile et environnementale à l'Université nationale de Séoul, est un fervent promoteur de ces espaces. Il a lui-même créé un jardin de 840 m2 sur le toit d'un des immeubles du campus pour un coût de 200 millions de wons (198.000 euros) financé par la ville, des entreprises mais aussi ses propres deniers. Le personnel universitaire, les habitants du coin et une association d'aide aux handicapés s'occupent du potager et des plates-bandes fleuries du jardin, qui compte aussi six ruches.
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