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Castaner appelle la presse à "ne pas chercher à affaiblir" Pénicaud

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a demandé mercredi à la presse de "ne pas chercher à affaiblir" la ministre du Travail Muriel Penicaud, ancienne responsable de Business France visé par une enquête, "car nous sommes dans un moment important pour la réforme du travail".

Castaner appelle la presse à
La ministre du Travail Muriel Pénicaud à Paris, le 28 juin 2017 - Patrick KOVARIK [AFP]

"Elle mérite tout mon soutien", a-t-il ajouté lors d'un point de presse à l'issue du Conseil des ministres, estimant que "l'enquête doit permettre d'y voir clair".

Le porte-parole a défendu la ministre sur le fond du dossier, faisant valoir que lorsqu'elle avait constaté des "irrégularités" sur des frais engagés par Business France, agence qu'elle dirigeait, pour une visite d'Emmanuel Macron à Las Vegas, elle avait demandé d'abord un audit puis saisi l'inspection générale.

Cette affaire est embarrassante pour la ministre, qui va devoir défendre le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances, principale réforme voulue par Emmanuel Macron.

Selon Libération, la ministre a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation d'une soirée à Las Vegas où Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, avait rencontré des dirigeants de start-up françaises, un "contournement des règles" de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. Elle aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire, selon le quotidien.

"Il y a eu une erreur de procédure", a reconnu Mme Pénicaud mercredi sur RTL, avant de souligner avoir "immédiatement déclenché un audit, interne et externe".

"Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu erreur et que d'autre part j'avais pris les bonnes mesures", a-t-elle conclu, réfutant tout tentative d'étouffer l'affaire.

Selon Le Canard enchaîné, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France, sans appel d'offres, aurait été de 381.759 euros, dont 100.000 euros pour frais d'hôtel.

Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d'Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.

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