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Calvados : agressions sexuelles sur une jeune fille handicapée Actu

l'entrée du tribunal de grande instance de Caen
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Calvados : agressions sexuelles sur une jeune fille handicapée

14h26 - 18 septembre 2016 - par J.B

C'est pour avoir agressé sexuellement une jeune fille handicapée qu'un homme de 54 ans s'est retrouvé devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) le jeudi 15 septembre 2016.

Gilles Carnot, âgé de 54 ans, a été jugé le jeudi 15 septembre 2016 par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour agressions sexuelles sur personne vulnérable. Le prévenu est chef de cuisine dans un centre d'aide par le travail pour personnes handicapées, à Roullours, près de Vire (Calvados).

Surpris, il retire sa main du sexe de la jeune fille

Le vendredi 18 mars, à 14h, un moniteur de l’établissement surprend l'individu et une jeune handicapée dans la réserve de la cuisine dans une position "inadaptée".

Surpris, l'homme retire prestement sa main du sexe de la jeune fille. Le prévenu reconnait les caresses et que cela se serait produit au moins cinq fois, mais il minimise outrageusement les faits : "C'est spontanément que je lui ai touché le sexe, et elle aussi, mais il n'y a jamais eu de rapports sexuels entre nous, juste un rapprochement naturel."

Raisonnement d'enfant de six ans

La victime, quant à elle, en parle à sa façon. Âgée de 26 ans, elle a un raisonnement d'enfant de six ans "Il m'a touché les seins, a mis sa main dans ma culotte". L'expertise psychiatrique dépeint une personne vulnérable et très fragile.

Elle perçoit bien la réalité mais son langage est imprécis, sans toutefois qu'il y ait affabulations. Son intelligence est inférieure à la moyenne. Le président s’étonne qu'il ne se soit pas rendu compte que la victime avait des réactions d'enfant de six ans.

Conduites sexuelles déviantes

Pour sa part, le prévenu a le profil de monsieur tout le monde avec cependant des tendances de conduites sexuelles déviantes à caractère opportuniste.

La partie civile résume "C'est une enfant dans le corps d'une femme. Il était son chef, car elle aidait à la cuisine. Il représentait donc l'autorité et aucune rébellion n'était dés lors possible."

La procureur corrobore que la manipulation et l'emprise étaient faciles et que l'attitude de l'homme à la barre rend la victime responsable.

"J'ai l’impression de défendre un monstre"

"Redonnons une juste mesure à ce dossier, poursuit l'avocat du prévenu, j'ai l’impression de défendre un monstre. Il a pourtant bien dit que pour lui c’était juste un flirt et qu'il n'aurait pas du. Je rappelle que l'examen médical n'a décelé ni pénétration ni trauma vaginal."

Neuf mois de prison ferme

L'homme est reconnu coupable et écope de 18 mois de prison dont 9 mois fermes assortis de 24 mois de mise à l’épreuve. Il devra verser 1500 euros de dommages et intérêts à la victime. Obligation de soins lui est faite et interdiction d'entrer en contact avec la jeune femme et de travailler dans ce genre d’établissement. I

l est de plus inscrit au fichier des infractions sexuelles.

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