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Les Rives de l'Orne peinent à décoller

Cinq mois après l'ouverture de la galerie commerciale des Rives de l'Orne, les commerçants constatent une fréquentation en-deçà des prévisions.

Les Rives de l'Orne peinent à décoller
Les palissades, présentes pendant plusieurs mois pour aménager l’espace public, privaient les commerçants de visibilité.

Le 10 septembre dernier, l’émission télévisée Masterchef investissait l’esplanade centrale des Rives de l’Orne. L’initiative de la chaîne TF1 focalisait le temps d’une journée l’attention sur le dernier-né des centres commerciaux de la capitale régionale. De telles animations, nombreux sont les commerçants qui en souhaiteraient davantage dans ce quartier qui peine à décoller. C’est d’ailleurs l’un des axes de développement envisagés par la direction de la galerie commerciale pour résister à la situation économique morose et “relancer la dynamique de fréquentation”.

“Il y a une âme”

Du 14 mai dernier, jour de son ouverture, au 31 août, la galerie commerciale a enregistré 803 220 visiteurs : des chiffres bien inférieurs aux prévisions de l’opérateur immobilier Apsys, qui misait sur 4,5 millions de personnes chaque année. Une association de quatorze commerces indépendants, “Les conquérants de l’Orne”, est créée ces jours-ci pour faire valoir les atouts de ce “centre de vie”. “Notre différence, c’est la présence de 40% de commerçants indépendants. Il y a une âme aux Rives de l’Orne : nous nous connaissons tous et travaillons main dans la main, avec la directrice Caroline Messina, pour faire accélérer la montée en puissance du centre”, confie Nicolas Delahaie, gérant de la boutique Just for Men et président de l’association en création.

Devant la “faiblesse du flux de visiteurs”, ses membres entendent aussi renégocier les loyers fixés par Apsys, une mesure provisoire “en attendant des solutions pour une meilleure commercialisation”. Le budget que l’opérateur immobilier alloue à la communication pourrait par exemple être revu à la hausse.

“Deux ou trois ans pour se faire une place”

La mairie, en charge de l’espace public autour des Rives de l’Orne, est également sollicitée de toutes parts. Plusieurs commerçants, installés face aux quais de l’Orne, pointent du doigt des travaux d’aménagement “beaucoup trop longs”, qui les auraient pénalisé par manque de visibilité. “La Ville de Caen doit aussi nous aider à faire vivre le site par des actions concrètes pour créer un lien réel avec le centre-ville”, interpelle la directrice du centre. “Aucune animation n’est encore prévue pour Noël.”

Ces fêtes de fin d’année sonneront comme un premier test. “En général, on commence à travailler fin novembre. S’il n’y a personne à ce moment-là, on pourra dire que c’est un flop”, remarque Grégory Chevris, de l’enseigne caviste Nicolas.

Y a-t-il péril en la demeure ? “La fréquentation est aléatoire, reconnaît Caroline Messina, mais nous ne sommes qu’à cinq mois de l’ouverture : nous aurons besoin de deux à trois ans pour nous inscrire dans le paysage”. L’arrivée progressive des logements et des bureaux apportera non seulement une clientèle plus régulière – environ 1 500 personnes à terme – mais également une animation constante. Ce moment est aussi attendu tant par les commerces que l’hôtel Ibis ou les différents restaurateurs, qui relèvent une fréquentation légèrement en-deçà des prévisions, et plutôt inégale. “Nul ne sait comment cela va évoluer dans les prochains mois... Mais on y croit”, conclut un responsable d’Il Ristorante.

Association L’association “Les conquérants de l’Orne” entend regrouper les commerçants autour d’un objectif : développer la promotion et l’animation sur place.

Restauration Le bel été a permis de remplir les terrasses, mais les restaurants comme l’hôtel Ibis s’accordent à noter une fréquentation légèrement en-deçà des prévisions.

Loisirs Les activités de loisirs (cinéma et laser-game) rencontrent le succès. Le cinéma Pathé a enregistré 155 000 entrées depuis mai, un chiffre conforme aux prévisions.

Loyer Les enseignes de prêt-à-porter doivent débourser au bailleur Apsys de 400 à 650 euros au mètre carré, celles de la restauration entre 200 et 450 euros le mètre carré.

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