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Normandie. La colère d'un pompier après la répression de la manifestation parisienne

Plusieurs milliers de pompiers ont défilé à Paris, mardi 15 octobre 2019, pour demander plus d'effectifs et de reconnaissance. La manifestation s'est terminée en échauffourées avec les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Un pompier seinomarin présent témoigne de son incompréhension.

Normandie. La colère d'un pompier après la répression de la manifestation parisienne
Des milliers de pompiers professionnels ont défilé à Paris le 15 octobre 2019, pour dénoncer le manque d'effectifs et de reconnaissance de leur profession. - - [AFP]

Mathieu Gibassier, pompier en Seine-Maritime et secrétaire général CGT Sdis 76, était dans l'un des trois bus du département à rejoindre la manifestation parisienne, mardi 15 octobre 2019.

"La manifestation s'est bien déroulée du début à la fin", explique le professionnel, qui a défilé, avec plusieurs milliers de pompiers, dans les rues entre la place de la République et la place de la Nation. C'est là que les choses se sont gâtées.

"Tous les sapeurs-pompiers ont été parqués dans cette place avec aucune issue possible. Des cordons de CRS étaient placés à toutes les artères de la place", explique Mathieu Gibassier.

La manifestation était alors terminée, mais impossible pour les pompiers de quitter la place et, pour les Seinomarins, de rejoindre leur bus, juste derrière le cordon de CRS. "On a essayé de parlementer, d'autant que l'on était pris par le temps avec nos chauffeurs. On devait partir pour 18h." Devant le refus des policiers, la tension monte et l'énervement des professionnels est tout de suite réprimandé par l'usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau. "On a trouvé ça vraiment lamentable et inadmissible."

"On a le même chef"

Dans le bus, sur le chemin du retour, c'est l'incompréhension. "On en a discuté longuement, y compris avec les officiers qui étaient avec nous, c'est l'incompréhension totale. On ne sait pas pourquoi on a été encerclés ou pourquoi on n'a pas eu accès au bus. On aurait pu partir et tout se serait bien passé", continue Mathieu Gibassier, qui déplore l'image qui est renvoyée.

"Il faut savoir qu'on travaille au quotidien avec ces personnes-là. On a le même chef, le ministre de l'Intérieur qui nous commande. C'est mettre de l'huile sur le feu et nous monter les uns contre les autres."

De son côté, la préfecture de police de Paris parle de "violences inacceptables de la part de certains manifestants".

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