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A Caen, la création d'un service public funéraire n'est pas " une priorité du mandat "

La ville de Caen devrait-elle disposer d'un service public funéraire ? Pour en débattre, le groupe d'élus " Citoyens à Caen - PRG " organisait mercredi 24 février une réunion publique au Centre de Congrès.

A Caen, la création d'un service public funéraire n'est pas
Dans les allées d'un cimetière caennais. - Tendance Ouest

Et si mourir à Lisieux « coûtait » moins cher qu'à Caen ? La cité lexovienne est en tout cas à ce jour la seule commune de Normandie à disposer d'un service public funéraire. Une anomalie pour Xavier Le Coutour, président du groupe d'élus « Citoyens à Caen - PRG ». « La situation à Caen n'est pas satisfaisante », regrette-t-il. « Les habitants devraient avoir le choix entre le public et le privé ». Ecoutez-le :

 

Xavier Le Coutour

Dans un secteur aux enjeux financiers considérables, au fort potentiel concurrentiel, le coût de la mort semble devenu une question de société. « Donc une question politique », estime Xavier Le Coutour. L'élu caennais d'opposition en veut pour preuve l'offre dont disposent les familles endeuillées à Lyon, Grenoble, Marseille, Toulouse ou, un peu plus près, à Saint-Brieuc et Boulogne-sur-Mer. « Le service public funéraire permet un prix juste et équilibré, avec une prestation complète et digne », assure Morgane Prigent-Caërou, directrice générale des pompes funèbres de la région de Saint-Brieuc. Implantée dans le paysage breton depuis 1981, cette société d'économique mixte gère 60% des décès sur le territoire de l'agglomération. A Boulogne, le service public funéraire est plus récent mais déjà plébiscité. A prestation égale, les prix sont sensiblement moins élevés. « D'environ 40% », souffle Xavier Le Coutour. « Ce sont les élus qui votent les tarifs, en conseil municipal », rappelle Patrick Gomel, directeur général des pompes funèbres intercommunales du Boulonnais.

Des arguments qu'entend Michel Le Lan, adjoint au maire de Caen. Mais l'élu s'étonne que le dossier n'ait alors pas été porté par Xavier Le Coutour, « lorsqu'il était aux affaires, entre 2008 et 2014 ». Et d'ajouter : « La délégation de service public du crématorium de Caen court jusqu'en 2020. C'est déjà une entrave. Ensuite, sur près de 3 000 décès enregistrés par an à Caen, 950 sont des Caennais. Dans 553 cas, l'entourage du défunt a recourt à une inhumation traditionnelle. A Boulogne-sur-Mer, ce service public représente 15% des parts de marché. Si Caen obtenait des résultats similaires, cela concernerait donc environ 90 familles.» Pas de quoi faire de la question « une priorité du mandat ».

A l'horizon 2017, le crématorium de Caen doit connaître une phase importante de travaux avec la création d'une salle de recueillement et d’un salon des retrouvailles, ainsi que la séparation définitive de l’entrée et de la sortie du bâtiment. Objectif : que les familles endeuillées ne se croisent plus.

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