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Grasse (AFP). Bébés échangés il y a 20 ans: jugement le 10 février

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Grasse (AFP). Bébés échangés il y a 20 ans: jugement le 10 février
Manon Serrano et sa mère Sophie Serrano à la sortie du tribunal de Grasse, le 2 décembre 2014 - AFP
Des familles, victimes de l'échange par erreur de deux bébés il y a vingt ans dans une maternité de Cannes, ont réclamé plus de 12 millions d'euros de dédommagement, mardi, lors d'une audience à huis clos au tribunal de Grasse, qui a mis en délibéré son jugement au 10 février. En juillet 1994, Sophie Serrano accouchait d'une petite Manon dans une clinique cannoise. Elle sera atteinte d'une jaunisse et placée dans la même couveuse munie de lampes qu'une autre nouveau-née, venue au monde le lendemain, également atteinte de jaunisse. Les bébés ne seront ensuite pas remis à leurs parents biologiques, une aide-soignante les ayant intervertis par mégarde. Les toutes jeunes mamans exprimeront des doutes sur leurs bébés, faisant des commentaires sur la longueur de leurs cheveux, mise sur le compte des lampes chauffantes par le personnel. L'erreur ne sera découverte que dix ans plus tard lorsque le père de Manon, réclamera des tests ADN, de paternité, troublé par son absence de ressemblance avec sa fille au teint plus hâlé. Sophie Serrano découvrira qu'elle n'est pas non plus la mère biologique. Une enquête est alors menée pour découvrir l'autre famille. on s'aperçoit qu'à l'époque trois nouveaux-nés souffraient de la jaunisse, un garçon et deux filles, alors que la clinique ne disposait que de deux couveuses munies de lampes. C'est dans ces circonstances que les deux filles furent placées dans la même couveuse, selon l'avocate de l'un des médecins accoucheurs mis en cause. Sont également poursuivis un autre médecin accoucheur, deux pédiatres, la clinique, et une aide-soignante. L'autre famille lésée, vivants non loin de là, qui souhaite garder l'anonymat, était également présente mardi à l'audience civile au tribunal. Les parents rencontrent pour la première fois leurs filles biologiques de dix ans, sans demander qu'il soit procédé à un échange d'enfants. Dix ans plus tard, alors qu'une plainte au pénal n'a pas abouti, les familles des deux jeunes femmes aujourd'hui âgées de 20 ans réclament plus de 12 millions d'euros de dommages. Il est demandé 3 millions d'euros pour chaque fille échangée à la naissance, 1,5 million pour trois parents, ainsi que 750.000 euros pour chaque frère et soeur.
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