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Caen. Des piqûres à la seringue, nouveau fléau dans les discothèques ?

Drogue. Depuis le Carnaval de Caen, plusieurs victimes auraient été piquées par des seringues à la substance encore inconnue. Plusieurs bars caennais ont lancé l'alerte sur les réseaux sociaux.

Caen. Des piqûres à la seringue, nouveau fléau dans les discothèques ?
À la suite du carnaval de Caen, plusieurs personnes semblent avoir été piquées à la seringue pendant le défilé ou lors de soirées.

Un nouveau fléau dans les discothèques caennaises ? Depuis le Carnaval de Caen, jeudi 7 avril, plusieurs personnes se sont plaintes d'avoir été piquées à la seringue lors de soirées. "Il y a eu quatre signalements de personnes qui pensent avoir été piquées pendant le déroulé du carnaval", évoque Amélie Cladière, procureure de la République de Caen. L'une d'entre elles aurait déposé une main courante. "Trois personnes ont été transférées vers le CHU pour faire des examens", ajoute Julien Decré, le sous-préfet.

Plusieurs suspicions au carnaval de Caen

Le bar El Che Guevara, déjà très impliqué dans la lutte contre le GHB en début d'année, a lancé l'alerte par un post sur les réseaux sociaux. "Je n'ai pas eu de cas avéré mais une suspicion, relate Myriam Putignier, gérante de l'établissement. Je ne voulais pas faire la même erreur qu'avec le GHB où on a fait l'autruche avant de faire de la prévention."

Plusieurs personnes ont aussi réagit sur la page Instagram Balance ton bar, qui invite les victimes à témoigner. "On vous croit et on vous croira toujours". 

Contrairement au GHB, dite "drogue du violeur", les victimes ne semblent pas avoir de trou noir ou de symptômes immédiats mais "une simple piqûre avec un hématome autour" poursuit Myriam.

Julien Decré, sous-préfet du Calvados, appelle ceux qui pourraient être victimes de faits similaires à se faire connaître en déposant plainte. "Il faut réagir immédiatement en cas de suspicion et aller consulter un médecin." Il est aussi conseillé de faire des analyses pour détecter d'éventuelles traces de VIH.

"Le seul moyen d'y faire face, c'est la fouille"

De son côté, Myriam Putignier compte se battre pour que les jeunes puissent continuer à faire la fête. "Je suis inquiète. La seule solution que j'ai trouvée à l'instant T, c'est de tourner plus souvent dans la salle. Qu'on nous donne le droit de fouille ! C'est le seul moyen d'y faire face."

Contactée, la discothèque Le 32 met en place des palpations aléatoires "en demandant l'accord". Les sacs à dos, sacoches et sacs à main sont aussi scrutés.

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