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Caen. Sucrerie Cagny : les producteurs de betteraves s'inquiètent

Mercredi 13 novembre 2019, une centaine d'agriculteurs ont manifesté devant la sucrerie de Cagny (Calvados). L'usine est à l'arrêt, et pendant ce temps, les betteraves s'accumulent dans les champs.

Caen. Sucrerie Cagny : les producteurs de betteraves s'inquiètent
Une centaine d'agriculteurs se sont rassemblés devant l'entreprise de Cagny (Calvados), mercredi 13 novembre 2019. - Charlotte Hautin

La saga de l'entreprise Saint-Louis sucre de Cagny (Calvados) continue. Une centaine d'agriculteurs se sont rassemblés mercredi 13 novembre 2019 devant l'usine. "Depuis un mois, ça n'avance pas avec notamment la grève des salariés. Nos betteraves restent dans les champs et ne peuvent pas être traitées", regrette Xavier Hay, agriculteur à Tilly-La-Campagne et secrétaire général de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du Calvados. Depuis l'annonce de la fermeture du site en 2020, les tensions entre la direction et les salariés ne font que croître et les grèves s'accumulent. "Le problème est non seulement que des préavis de grèves sont posés, mais aussi que si les salariés décident de reprendre le travail demain, il faudra attendre au moins dix jours pour tout redémarrer dans l'usine", indique Benoit Carton, directeur régional des syndicats betteraviers.

Il va y avoir de la perte

Une usine à l'arrêt, qui empêche la réception et le traitement des betteraves en pleine campagne betteravières. "600 000 tonnes de betteraves restent à traiter. Déjà 2 000 tonnes sont envoyées à l'usine d'Etrépagny (Eure) quotidiennement, mais à ce rythme-là il nous faudrait 300 jours pour tout traiter, presque une année !", explique Xavier Hay. Et les interrogations se multiplient : "Est-ce que les betteraves vont être payées ? Ou alors abandonnées dans les champs ? Elles vont sans doute rester longtemps au champ, il va y avoir de la perte, alors qui va assumer ces pertes ? "

Un acompte pour les agriculteurs

En marge de cette manifestation, une commission avait lieu entre les représentants de Saint-Louis sucre et les planteurs pour trouver des solutions. "Différentes mesures ont été actées, notamment le transfert des betteraves dans l'usine d'Étrépagny et de Roye dans la Somme début d'année prochaine si l'usine ne redémarre pas. Un acompte de 13,50 euros par tonne sera également versé aux agriculteurs à partir du 15 décembre", indique Benoît Carton. Cependant, pour lui, "il faudrait entre 400 et 450 camions pour pouvoir transporter ces betteraves, ce qui demande une grande capacité logistique".

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