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Rouen. Du street-art pour faire réfléchir aux conséquences de Lubrizol

Sur la rive gauche de Rouen (Seine-Maritime), le street-artiste Gaspard Lieb a réalisé un collage grand format pour interpeller les passants sur les conséquences de l'incendie de Lubrizol.

Rouen. Du street-art pour faire réfléchir aux conséquences de Lubrizol
Le street-artiste Gaspard Lieb a été inspiré par la catastrophe du jeudi 26 septembre 2019, l'incendie de Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime). - Aurélien Delavaud

Il est lui-même surpris par les nombreux retours positifs, sur Internet comme dans la rue. La buraliste du coin de la rue, par exemple, ne peut s'empêcher de le féliciter et de lui demander de venir aussi "faire quelque chose sur le mur gris en face de [sa] devanture". Autour de la rue d'Elbeuf, sur la rive gauche de Rouen (Seine-Maritime), Gaspard Lieb est devenu un sujet de discussion pour son œuvre affichée en grand format sur la devanture d'une ancienne boulangerie.

"Ces choses-là, on les respire tous les jours"

Ce collage de 3,80 m de large par 1,80 m de haut, ce street-artiste installé à Rouen (Seine-Maritime) depuis une quinzaine d'années l'a placardé quelques jours après l'incendie de Lubrizol. "Il fallait que je fasse quelque chose", se justifie-t-il sobrement. Habitué à travailler sur des œuvres parfois légères et poétiques, des fois plus sombres, l'artiste travaille souvent sur le thème de la pollution. "Ce que je ne comprends pas, c'est qu'on oublie vite. On réagit au moment du choc et puis la vie reprend normalement. Lubrizol, c'était une vraie catastrophe, mais dans le fond ces choses-là, on les respire tous les jours", dénonce Gaspard Lieb.

Le côté technique

D'où l'utilisation de l'image d'une petite fille avec un masque à gaz. Un dessin qu'il avait fait par le passé, et qu'il a réadapté pour cette nouvelle création. "En fait, il s'agit de l'une de mes deux filles. Elles me servent souvent de modèle", confie-t-il. Côté technique, il a choisi la rive gauche, "pour que l'art ne soit pas que sur la rive droite" ; il a travaillé sur ce support "parce que le bâtiment inoccupé avait déjà perdu sa vie, son humanité", et il a collé ses grandes bandes de papier, "avec de l'amidon, pour ne laisser aucune marque".

"C'est le jeu, ça fait partie du processus mais je garde quand même des photos", admet l'artiste, conscient que son œuvre est amenée à disparaître. Son inquiétude "face à ce genre de risques créés par notre société", elle, restera bien ancrée en lui.

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