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Rouen. Rouen : accusé du pire, il est relaxé

Le prévenu qui comparaît à la barre du Tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime) est accusé d'agression sexuelle.

Rouen. Rouen : accusé du pire, il est relaxé
Une accusation sans preuves réelles - Tendance Ouest Rouen

La victime est une jeune fille à l'époque des faits, le 10 mai 2017. Ce jour-là, elle vient donner un coup de main au prévenu qui vient d'ouvrir un restaurant kebab à Berville sur Seine. À la fin de la soirée, les convives quittent les lieux et le prévenu se retrouve seul avec la victime qui attend d'être payée de son travail. Tous les deux se connaissent bien depuis longtemps car leurs familles sont amies. C'est donc en toute confiance qu'elle reste sur les lieux. Pourtant, le prévenu tente alors de l'embrasser, passe sa main sous ses vêtements et veut lui enlever son pantalon. Elle crie et réussit à s'enfuir pour rentrer chez elle en pleurant.

C'est du moins la présentation des faits qu'elle énonce à la Police en déposant plainte en décembre 2017. Elle ajoute qu'une fois à l'abri, elle a appelé son petit ami et envoyé un SMS au prévenu, lequel se serait excusé de ses actes. Peu de temps après les faits, les parents de la victime rendent visite au prévenu pour entendre sa version des faits. Puis, la mère de la victime est entendue par la Police et affirme que le prévenu s'est déjà rendu coupable des mêmes faits sur sa deuxième fille.

Un témoignage discutable

Ces derniers faits n'ont jamais été avérés. En garde à vue, le prévenu nie les faits qu'on lui reproche et rien ne vient corroborer les dires de la plaignante. "J'étais son confident, c'est tout", dit-il à la barre. L'enquête montre en effet quelques zones d'ombre quant à la réalité des faits. Le petit ami de la victime affirme qu'elle n'en est pas à son coup d'essai concernant des accusations calomnieuses. Une expertise psychiatrique du prévenu montre un profil sain, qu'aucun trouble psychologique ne vient entacher. Pour la partie civile, "le prévenu cherche à se dédouaner de ses actes". Le Ministère Public considère que "les propos du prévenu sont contradictoires". Mais la défense défend l'argument d'une instruction incomplète du dossier et du manque de preuves avérées.

"Il y a un parti pris évident dans ce dossier", dit le conseil du prévenu. À l'issue de ses délibérations à l'audience de ce jour lundi 29 avril 2019, le Tribunal décide de relaxer le prévenu des faits qui lui sont reprochés. 

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