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Paris (AFP). PS: réactions courroucées après la critique des 35 heures par Macron

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Paris (AFP). PS: réactions courroucées après la critique des 35 heures par Macron
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron et le patron du Medef Pierre Gattaz le 27 août 2015 à Jouy-en-Josas - AFP
Plusieurs voix se sont élevées au sein du PS après la critique directe des 35 heures par le ministre de l?Économie Emmanuel Macron jeudi devant l'université d'été du Medef, alors que débute vendredi celle du PS à La Rochelle. Jeudi, à Jouy-en-Josas, M. Macron a appelé les entrepreneurs à prendre leurs "responsabilités". Le ministre de l?Économie, plutôt bien accueilli, a également déclaré que "la gauche (n'était) pas exempt de critiques particulières. Elle a pu croire à un moment, il y a longtemps, que la politique se faisait contre les entreprises, ou au moins sans elles. () Que la France pourrait aller mieux, en travaillant moins. C'était des fausses idées." Cette critique directe des 35 heures, déjà livrée à l'hebdomadaire Le Point mais vite atténuée au moment de sa nomination à Bercy en 2014, intervient alors que débute vendredi à La Rochelle l'université d'été du Parti socialiste. M. Macron ne sera pas présent à La Rochelle. Jeudi, avant le Medef, il avait assisté à la réunion des "réformateurs" du PS (aile droite). "Le moins que l'on puisse dire est que cette phrase est une fausse bonne idée", a réagi le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, sur France Info. "Bien sûr, (M. Macron) a du talent", a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis. "Mais chacun des socialistes doivent comprendre que dans cette situation de rentrée où il y a des inquiétudes, les Français ont besoin de sécurité. Donc que chacun fasse attention à ses propos". Chef de file des députés PS dits "frondeurs", Christian Paul a été plus virulent: "Je croyais que Nicolas Sarkozy était de retour mais je n'avais pas compris qu'il était de retour au gouvernement", a répliqué M. Paul au micro de iTELE. Le Premier ministre Manuel Valls avait brandi l'article 49-3 de la Constitution pour l'adoption de la loi dite "Macron" sur la croissance et l'activité, en raison de la fronde d'une partie du groupe PS. Mardi, le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis avait ironisé sur une possible attribution à M. Macron du portefeuille du Travail laissé vacant par François Rebsamen, recommandant de ne pas "surcharger" le ministre.
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