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Alençon. L'unité médico-judiciaire, un "progrès" pour les victimes de violences

Société. L'unité médico-judiciaire d'Alençon a été inaugurée par les services de l'État et le personnel soignant mercredi 4 mai, au centre hospitalier de la ville. En lien avec la justice, elle facilite la prise en charge des victimes de violences physiques, morales ou sexuelles.

Alençon. L'unité médico-judiciaire, un "progrès" pour les victimes de violences
Une unité médico-judiciaire va ouvrir ses portes lundi 9 mai, dans les murs de l'hôpital d'Alençon. Son principal objectif, faciliter la prise en charge des victimes de violences.

Une unité médico judiciaire (UMJ) de l'Orne va ouvrir ses portes lundi 9 mai. Mercredi 4 mai, les services de l'État et le personnel soignant ont inauguré le site. Installée au sein du centre hospitalier d'Alençon, l'UMJ est destinée à accueillir les victimes de violences physiques, morales ou sexuelles. Dirigée par Frédéric Briand, seul médecin légiste du département, l'unité coopère avec la justice.

• Lire aussi. Alençon. Violences faites aux femmes : une unité médico-judiciaire va voir le jour

Des actes médicaux y sont réalisés, sur réquisition d'un officier de police judiciaire ou du procureur de la République. Le dépôt de plainte en dehors des commissariats et gendarmeries est possible, et "facilité" par la venue des forces de l'ordre au sein de l'unité.

Entre les murs fraîchement repeints, un médecin légiste, une psychologue et une secrétaire. L'UMJ est un "progrès" dans la prise en charge des victimes, explique François Coudert, procureur de la République d'Alençon. Lors de son discours d'inauguration, il n'a pas manqué d'avoir une pensée pour Laura Tavarès, morte sous les coups de son conjoint en janvier 2021, à Alençon. "J'ai fait un rêve… j'ai fait le rêve que Laura Tavarès ait un jour franchi les portes de l'hôpital."

Ecoutez François Coudert :

• Lire aussi. Alençon. Féminicide : la reconstitution de l'assassinat de Laura Tavarès

Les sages-femmes tendent la main

Les sages-femmes ont également un rôle à jouer en matière de violences conjugales. Elles peuvent faciliter la prise en charge des victimes (mère et enfant). Élodie Bouchet est dans la profession depuis seize ans, elle est arrivée à la maternité d'Argentan en décembre 2021. "Malgré le manque de reconnaissance du métier, nous avons un groupe de travail pour réfléchir à apporter les outils les plus adéquats aux professionnels, de façon qu'ils prennent en charge le mieux possible les victimes." Coordinatrice, elle explique qu'une sage-femme "possède le statut de professionnel médical". Elle peut donc réaliser un certificat de preuves des violences qui pourra ensuite être utilisé dans le cadre d'une poursuite judiciaire contre l'agresseur.

Le département de l'Orne compte 84 sages-femmes. Selon une étude nationale, 55 % des 23 500 d'entre elles envisagent de quitter la profession, par manque de reconnaissance.

 En 2021, 858 femmes en ont été victimes de violence conjugale dans l'Orne, c'est le 13e département où l'on en recense le plus en France.

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