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Manche. Reprise mitigée pour les espaces de coworking

Emploi. Avec la Covid, les habitudes de travail ont changé et le télétravail est arrivé. Est-ce que les centres de coworking en profitent dans la Manche ? Enquête.

Manche. Reprise mitigée pour les espaces de coworking
Valentin de Sedano, le gérant de Hep !, n'a pas encore vu décoller son activité. Pour lui, l'emplacement sur le littoral est l'une des explications de ce succès long à venir.

Avec la crise Covid, le télétravail s'est généralisé partout en France, et la Manche n'est pas épargnée. Sauf que travailler chez soi, ça peut être compliqué. Avant-crise, les espaces de coworking, de travail partagé où on loue un bureau, étaient en plein développement. Le bilan pour les espaces de coworking est mitigé.

À Bréhal, Hep ! Espace partagé a ouvert en septembre 2020, et pour Valentin de Sedano, le gérant, "pour l'instant, on attend toujours le retour des clients". Seulement une dizaine de coworkeurs sont passés, malgré un potentiel selon lui. "On sentait ce potentiel, surtout avec cette pandémie. Après, peut-être que la région ne s'y prêtait pas trop, parce que j'ai l'impression que les gens en bord de mer se sentent bien chez eux", analyse-t-il. Pas abattu, il réfléchit à faire évoluer le projet en salle de réunion, grâce à son installation fibrée et tous les logiciels pour faire une belle visioconférence.

L'espace de coworking de Bréhal n'a pas trouvé sa cible.

Une installation plus facile en ville ?

En ville, c'est mieux ? Oui, pour le Zéphyr à Coutances. Porté par les 7 Vents, il a ouvert en mars 2021. Depuis, il y a eu une quarantaine de passages et quatre coworkeurs sont régulièrement sur place. "Il y a par exemple des gens de Paris qui vont venir dans la région, pour justement télétravailler une semaine et après aller une semaine sur Paris", explique Zoé Labbé, service civique au Zéphyr. Il y a aussi beaucoup de passage occasionnel, sur une ou deux journée, de vacanciers qui ont besoin de calme pour travailler. Les causes de la réussite ? "C'est le fait d'être en milieu rural, de ne pas avoir forcément accès à Internet dans les maisons de campagne ou les maisons secondaires, qu'on soit un des seuls espaces coworking sur Coutances et aux alentours", égraine Agathe Laignel, chargée de mission. La présence de la gare de Coutances est un plus. Au Zéphyr, on cherche même à s'agrandir.

À Cherbourg, l'espace de coworking de l'Agglo, l'EC2, fonctionne aussi bien. Pour la direction du développement économique, c'est parce qu'il est intégré à l'hôtel et la pépinière d'entreprises et qu'il essaye de cibler au mieux les besoins : soit pour des entreprises qui désirent un peu plus de place ponctuellement ou pour des indépendants qui souhaitent des services qu'ils n'ont pas chez eux. L'Agglo réfléchit aussi à adapter cet espace prochainement.

Le Zéphyr lorgne sur le centre diocésain

Coutances. Le Zéphyr lorgne sur le centre diocésain
Zoé Labbé et Agnès Laignel, du Zéphyr à Coutances, sont confiantes pour l'avenir de leur espace de coworking.

L'espace de coworking Le Zéphyr à Coutances souhaite s'agrandir et porter un projet de tiers-lieu plus important et en centre-ville. La structure regarde attentivement du côté de l'ancien centre diocésain.

Pour s'agrandir et s'installer en centre-ville, le Zéphyr a déjà une idée de bâtiment. L'équipe regarde du côté du centre diocésain.

L'ancien centre d'accueil diocésain est situé à Coutances, juste à côté du centre de loisirs des Unelles et de la médiathèque, explique Agathe Laignel, des 7 Vents (photo). L'un des problèmes est que ce bâtiment est très grand, environ 6 000 mètres carrés, et un peu vétuste. L'une des options du Zéphyr serait de le louer et d'en transformer une partie pour s'y installer. L'équipe souhaite même pouvoir le faire en juin prochain. L'autre solution serait d'acheter le bâtiment pour y créer plus qu'un espace de coworking, un tiers-lieu, un espace physique où se rassemblent plusieurs activités pour faire des choses ensemble, dédié au développement durable et à l'écologie.

Le coworking serait la composante économique du projet, où une culturelle et une autre sociale viendrait se greffer. Entre l'achat et l'aménagement du lieu, c'est 7 millions d'euros qu'il faut trouver (deux fois 3,5 millions d'euros).

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