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Cyclisme. Dans l'antichambre des champions

Cyclisme. Le pôle espoir cyclisme facilite le double projet des jeunes coureurs. Un certain Benoît Cosnefroy est passé par là, en 2011…

Cyclisme. Dans l'antichambre des champions
Onze jeunes ont intégré la promotion 2020 du pôle espoir à la rentrée. Ils sillonnent les routes du Calvados vers la côte de Nacre, la Suisse normande ou encore le pays d'Auge. 

Boulot, vélo, dodo, voilà à quoi se résume le quotidien de ces jeunes coureurs qui ont intégré le pôle espoir de Caen. Au rythme de trois séances hebdomadaires, onze jeunes Normands déjà bien répertoriés sur la scène régionale, dont trois filles, sillonnent les routes du Calvados. Direction la côte de Nacre, le pays d'Auge ou encore la Suisse normande pour les séances d'endurance. Une sortie vallonnée qu'appréciait d'ailleurs un certain Benoît Cosnefroy, passé par là en 2011. "Benoît est un coureur à l'instinct, besogneux, il voulait juste être devant. La grimpe c'était son truc !", sourit David Louvet, le directeur du pôle, à propos de l'actuel maillot à pois du Tour de France.

Sur les pas de Benoît Cosnefroy…

"Il est devenu un modèle ici." Avant d'en arriver là, les jeunes de 16 à 19 ans doivent travailler dur. Et le pôle espoir met tout en œuvre pour favoriser la réussite de leur double projet scolaire et sportif au lycée Laplace.

Parmi les hockeyeurs, nageurs, handballeurs, judokas ou encore kayakistes de haut niveau, les cyclistes "ont eux aussi des créneaux aménagés pour rouler. S'ils ont des difficultés sur le plan scolaire, on peut mettre en place des cours de soutien", explique David Louvet. Un rythme de vie et une exigence que les futurs talents apprennent à gérer progressivement. "Quand on fait une grosse séance le matin et que l'on a une heure pour manger, c'est parfois difficile de se concentrer en cours en début d'après-midi. Il faut apprendre à gérer un rythme soutenu", explique Max Delarue, deuxième des championnats de Normandie cette année.

Pas question de ne pas trouver un créneau dans l'emploi du temps de ministre pour visionner la Grande boucle en ce moment. Un grand écran est installé dans la salle de repos du pôle. "On essaie au moins de ne pas rater l'arrivée après l'entraînement !", sourit Eglantine Royer. "Parfois, on fait des paris !", ajoute sa copine Lee-lone Leveel, qui participait à ses premières compétitions à l'âge de quatre ans. Derrière l'écran, Max scrute avec attention le Tour. "Je regarde les placements avant les sprints, les erreurs qu'ils font. C'est sur eux qu'il faut se calquer car ils sont au plus haut niveau." Le parcours de Benoît Cosnefroy, originaire du même département, le fait forcément rêver. "On se dit qu'il a roulé sur les mêmes routes que nous. Ça donne de l'espoir, on a envie de faire pareil." Mais il ne délaisse pas les études pour autant. "Si un jour on fait une mauvaise chute et qu'on ne peut plus remonter sur le vélo, il faut avoir un bagage derrière", anticipe avec maturité le lycéen. Chez les filles, la problématique n'est pas la même. "En tant que fille, on a du mal à exister alors que l'on mérite autant", regrette Lee-lone qui rêve, un jour, de porter le maillot tricolore…

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