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Après Beyrouth. La colère des Libanais de Cherbourg

Catastrophe. Rencontrés au restaurant Le Comptoir Libanais, à Cherbourg-en-Cotentin, trois personnes originaires du Liban ont accepté de témoigner sur la situation dans leur pays, après la déflagration qui a tué 160 personnes à Beyrouth. 

Après Beyrouth. La colère des Libanais de Cherbourg
De gauche à droite : la gérante du restaurant Le Comptoir Libanais Julia Jurdi, puis Antoine Abikhalil, Antoine Barakat, et Antoine Hanna, tous trois originaires du Liban, et très touchés par la catastrophe du mardi 4 août, qui a détruit une partie de la capitale, et causé la mort d'au moins 160 personnes. 

Une double explosion a frappé le port de Beyrouth, au Liban, mardi 4 août, causant la mort d'au moins 160 personnes et faisant 6 000 blessés. Pour certains Libanais installés en France, les dirigeants libanais sont responsables de ce drame. "Ils sont morts pour rien. Ils ne sont pas des martyrs mais des victimes de l'absence de l'Etat et de gouvernance. Le peuple est délaissé", souffle Antoine Abikhalil, originaire de Kahale, à une douzaine de kilomètres au Sud de Beyrouth, et Cherbourgeois depuis maintenant 35 ans. 

Antoine Abikhalil

"C'est une ville détruite, anéantie", raconte Antoine Barakat, qui vient de Tripoli, et qui travaille comme médecin à Cherbourg. Malgré le désespoir ravivé par les nouvelles qu'il suit jour après jour sur les réseaux sociaux, et via ses proches restés au Liban, il y a une chose qu'il n'oubliera pas. La venue du chef de l'Etat français deux jours après les explosions. "Vous ne pouvez pas imaginer l'impact que ça a eu sur la population libanaise, Emmanuel Macron a parlé avec les Libanais et il les a écoutés. Il n'y a pas d'homme politique au Liban qui oserait faire ce qu'il a fait", défend-il, alors qu'il a perdu tout espoir envers la justice de son pays. Antoine Hanna, de passage à Cherbourg, ne partage pas le même avis : "On ne peut pas accuser le Président M. Aoun d'être responsable de tout."

Sous le feu des critiques, le Premier ministre libanais Hassan Diab a annoncé lundi 10 août la démission de son gouvernement.

L'appel aux dons

En attendant de connaître sa composition, l'enjeu est d'être certain que les dons envoyés au Liban seront bel et bien utilisés pour secourir le pays, se soucient de cœur les trois Antoine interrogés. "Il ne faut pas envoyer de l'argent à n'importe qui, à cause de la corruption. Il faut que ça passe par les ONG", prévient Antoine Abikhalil. "Le Secours populaire, le Secours catholique sont fiables, tout comme la Croix-Rouge libanaise qui redistribue à tout le monde", précise-t-il. 

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