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En questions. David Barbier : "Un arrêt brutal comme celui-là, c'est compliqué"

Sport de raquette, tennis. Après trois mois d'arrêt forcé en raison de l'épidémie du coronavirus, le tennis club de Bois-Guillaume a rouvert ses courts début juin. Une reprise sous conditions. Le point avec le président, David Barbier.

En questions. David Barbier : "Un arrêt brutal comme celui-là, c'est compliqué"
Le tennis club de Bois-Guillaume a rouvert ses courts. - François Dugue

Le tennis club de Bois-Guillaume a rouvert ses courts aux adhérents, sous conditions. Le point avec le président, David Barbier.

David Barbier, président du tennis club de Bois-Guillaume - François Dugue

Le Covid a-t-il bouleversé les projets du club ?

Il y a un projet d'infrastructures à venir avec la mairie. L'idée, c'est d'agrandir une des salles pour avoir un terrain couvert, de dresser un club house avec vue sur les terrains extérieurs, des salles de co-working, une salle de préparation physique et puis redessiner les courts extérieurs, tout cela dans le centre-ville de Bois-Guillaume, pour donner un lieu de vie aux habitants.

Avec ce projet, on espère remonter à 800 adhérents et faire prospérer l'aspect financier du club. Parce qu'aujourd'hui, on est arrivés au maximum de cours de tennis possible pour les adhérents. On donne quand même 170 heures de cours par semaine. On a plus de 430 jeunes qui suivent des cours, donc il nous manque un terrain couvert pour pouvoir aussi laisser libre accès aux adhérents qui ne prennent pas de cours.

L'arrêt, à cause du Covid, que l'on vient de vivre, a été brutal. C'est compliqué, d'autant qu'on a déjà subi Lubrizol, donc c'est 12 ou 13 semaines de cours qui n'ont pas pu être données aux adhérents.

Une semaine de cours représente environ 5 000 euros pour le club, donc financièrement, c'est difficile, mais nous avons pu profiter du chômage partiel, car on a eu ordre d'arrêter les cours. Toutes les salles ont été fermées le 13 mars. On a réouvert le 15 mai, en jeu libre sur terrain extérieur. Financièrement, on tient le coup, on a reçu l'aide des banques. Ça va nous permettre de proposer des remboursements ou des avoirs sur les prochaines saisons à nos adhérents. Il est hors de question qu'ils soient pénalisés par ça, donc on a pris l'engagement de trouver une solution financière à tous nos adhérents par rapport à cette perte de 12 semaines.

Avez-vous prévu une baisse des tarifs d'inscription pour la prochaine saison ?

En termes d'adhésion, on ne peut rien faire. Sur les formules de cours, il y aura des avoirs et des remises. En juillet, pour ceux qui ne partent pas en vacances, on va faire des avoirs avec des stages pour les enfants et les adultes, afin qu'ils puissent récupérer un maximum de cours. Puis, l'agenda de l'année prochaine est aussi allongé.

Donc oui, des remboursements pour ceux qui quittent le club ou un agencement de planning pour pouvoir récupérer ce qui a été perdu cette année.

Comment le club s'est-il adapté à la
situation Covid depuis la réouverture ?

La Fédération française a établi un cahier des charges extrêmement précis, avec ce qu'on peut faire et ce qu'on ne peut pas faire. Pour la première phase du déconfinement (jusqu'au 2 juin 2020, NDLR) on n'a pu utiliser seulement les terrains extérieurs et jouer qu'à deux personnes en simple. Sur les terrains, on a organisé, avec une commission de médecins, le retour des adhérents aux clubs. On a enlevé les bancs.

On a enlevé le maximum de choses qui puissent être touchées. Sur tous les cours, il y a un rappel des consignes et du gel hydroalcoolique. Chaque joueur est censé venir avec son propre gel et son propre masque.

Dans la pratique du jeu, chacun apporte ses balles, un signe distinctif doit être fait sur les balles afin que les joueurs ne touchent pas celles des autres.

Comment les adhérents ont-ils accueilli les nouvelles mesures ?

Plutôt bien, car après deux mois de confinement, ils étaient en manque de tennis, donc ils étaient très contents de pouvoir rejouer. Néanmoins, la Fédération française nous a aussi demandé que chaque adhérent remplisse une attestation comme quoi ils avaient pris connaissance des consignes sanitaires. Il est important qu'ils voient que nous, on a pris toutes les précautions possibles, qu'on avait fait le nécessaire et qu'il s'agit également de leur propre responsabilité, donc ils ne peuvent pas réserver de cours sans nous avoir envoyé cette attestation.

Le club est-il moins fréquenté en cette période post-confinement ?

Le club est plein tous les week-ends, il reste trois courts sur terre battue à ouvrir, car ils doivent être refaits. Les cinq terrains extérieurs seront désormais réouverts. Depuis le 2 juin, les salles sont ouvertes, ainsi que le club house, bien évidemment avec les gestes barrières.

Le club est ouvert pour le loisir, mais qu'en est-il des compétitions ?

Tout ce qui est compétition est régi par la Fédération, donc sur décision fédérale, tout est annulé cette saison et reporté à l'année prochaine. Traditionnellement, les matchs par équipes se font en mai, avec pas mal de déplacements. Tout ça est annulé et reporté à l'an prochain. Tous les classements ont été gelés, le classement de mars est maintenu jusqu'à l'année prochaine. Toutes les compétitions reprendront, bien évidemment si l'épidémie le permet, à la rentrée. Donc pas de compétition cet été, pour faire plaisir aux adhérents, on n'a pas remis en route trop vite les cours individuels, on a voulu que les courts restent libres pour que les adhérents reviennent et prennent du plaisir à jouer et faire du sport avant tout. Depuis le 2 juin, on a mis en place un système de compétition en interne, homologué par la Fédération, en match libre. Histoire de redonner un petit peu goût à la compétition.

Pour vous, président, quel est l'enjeu principal en ce temps de crise sanitaire ?

Il y a quand même une responsabilité financière mais aussi sanitaire qui sont importantes d'où la nécessité de bien respecter les consignes fédérales. On n'est pas isolé, la Fédération nous a bien encadrés, les services municipaux nous aident aussi. Mais c'est vrai qu'on a été dans un flou, ça tombe et on ne sait pas très bien quoi faire, mais petit à petit, tout s'est mis en place et on a trouvé des solutions.

Comment s'annonce l'avenir pour le tennis ?

Il semblerait qu'on soit en fin d'épidémie, d'après ce que les médecins disent. Le risque est de savoir s'il y aura une deuxième vague, mais je suis plutôt confiant. Tout est reparti à fond, le confinement est une épreuve, les gens sont d'autant plus gourmands de pratiques sportives. Par contre, je suis intimement convaincu que cela a fait naître de nouvelles pratiques, dont le télétravail qui risque de perdurer. D'où l'intérêt de mettre en place des salles de co-working dont je vous parle dans le projet du club. Les adhérents pourront venir bosser dans un cadre sympa, plutôt que seuls chez eux.

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