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Sotteville-lès-Rouen. Camping improvisé à l'hôpital du Rouvray pour dénoncer les conditions de travail

Une cinquantaine de personnes étaient rassemblées ce jeudi 22 mars 2018 devant l'hôpital du Rouvray (Seine-Maritime). Elles dénoncent la dégradations des conditions de travail et la sur-occupation dans l'hôpital psychiatrique.

Sotteville-lès-Rouen. Camping improvisé à l'hôpital du Rouvray pour dénoncer les conditions de travail
La direction devrait communiquer à l'issue d'un CHSCT organisé le vendredi 23 mars 2018. - Noémie Lair

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Des pancartes "35 lits de camp, bienvenue !", "l'ARS m'a tuer", "un lit pour chaque personne" et derrière une dizaine de tentes de camping. Une cinquantaine de salariés de l'hôpital du Rouvray (Seine-Maritime) se sont mobilisés jeudi 22 mars 2018 pour défendre leurs conditions de travail et dénoncer la sur-occupation de l'hôpital.

    • À lire aussi : Sur-occupation à l'hôpital du Rouvray : "la situation n'est pas tenable"

"C'est de pire en pire, témoigne Pauline Léger, infirmière au centre hospitalier. Il y a un an et demi, on avait déjà demandé que nos conditions de travail soient réévaluées. La direction nous avait dit qu'elle allait faire son possible mais aujourd'hui, rien n'a bougé."

"Des couvertures en guise d'oreiller"

Il y aurait une trentaine de lits supplémentaires dans l'établissement. "Aujourd'hui, on a plus de patients accueillis que de lits, ajoute l'infirmière. On se voit donc obligés de les accueillir sur des lits de camp avec des moyens de fortune, des couvertures en guise d'oreiller."

"On n'a plus le temps de faire vraiment de la psychiatrie, ajoute Victorie Lesur, infirmière. On se contente de donner les traitements et on n'a plus le temps de parler avec les patients. Ça devient presque de la maltraitance à certains moments et c'est pour ça qu'on manifeste parce qu'on ne travaille pas avec des machines mais avec des humains. L'hôpital est en train de craquer."

"On n'a pas choisi de faire ce métier pour maltraiter les gens"

Le personnel essaye de s'organiser au mieux pour accueillir tous les patients, certains reviennent sur leurs jours de repos ou restent plus longtemps après leurs heures de travail pour aider leurs collègues. Mais ça ne suffit pas : "Dans certains services, on est deux ou trois pour une trentaine de patients", explique Pauline Léger. La fatigue se fait alors de plus en plus sentir.

"On n'a pas le volume de personnel qui va avec ce surplus de patients. On devrait avoir une augmentation mais on est plutôt dans la tendance inverse, déplore Claire Prévost. On accueille nos patients dans des conditions qui ne sont pas dignes de la psychiatrie aujourd'hui. Quand on installe une personne âgée sur un lit de camp, ça ne fait pas plaisir. On n'a pas choisi de faire ce métier pour maltraiter les gens."

Un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) doit être organisé vendredi 23 mars 2018. La direction, qui ne s'est pas exprimée pour le moment, devrait communiquer à l'issue de ce comité.

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