Violences conjugales: sept ans d'une vie infernale à Mont-Saint-Aignan

Violences conjugales: sept ans d'une vie infernale à Mont-Saint-Aignan

Il persiste dans la violence envers son épouse

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Par : Patrick Joliff

Jugé en audience le vendredi 26 janvier 2018 devant le Tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), ce prévenu est accusé de violences récurrentes et d'appels téléphoniques malveillants à l'encontre de sa conjointe. Cette situation durait depuis 2010.

Vivant en couple à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), ils n'ont connu que très peu de moments calmes dans leur vie commune, mais de nombreuses séparations provisoires à l'initiative de la victime, qui dénonce l'addiction à l'alcool de son conjoint et les violences récurrentes dont elle fait l'objet. Le vendredi 26 janvier 2018, le conjoint est condamné à seize mois de prisons avec sursis par le tribunal correctionnel de Rouen.

Installé chez elle depuis 2010, le conjoint se montre violent très rapidement : coups de tête, menaces à l'aide d'un fusil, appels téléphoniques menaçants lui vaudront d'aboutir à un état de stress quasi permanent, et des douleurs abdominales qu'un certificat médical constatera pour lui octroyer six jours d'incapacité temporaire de travail. En 2012, le prévenu est hospitalisé pour comportement agressif et abus d'alcool. En 2014, une nouvelle crise lui fait tout casser au cours d'une énième dispute. Les pompiers interviennent.

Promesses non tenues

Lassée de cette impossible vie, sa conjointe dépose une première plainte en octobre 2016 pour harcèlement avec coups et blessures qu'un nouvel examen médical vient étayer, faisant état de marques au visage et contusions sur le corps. Mais, curieusement, elle accepte de reprendre la vie commune devant les promesses de son conjoint de s'assagir.

"Je reconnais avoir eu beaucoup d'altercations avec elle", dit-il à la barre.

Mais rien n'y fait, alors qu'elle est enceinte, elle continue de subir les violences physiques et morales de son conjoint. C'est donc une deuxième plainte qu'elle dépose le 8 novembre 2017. Son mari est alors incarcéré. À son casier judiciaire, huit mentions figurent pour violences et infractions routières.

Seize mois de sursis

Pour la partie civile, "La victime a connu un véritable enfer", et le Procureur renchérit : "La vie commune a désocialisé la plaignante". Sa défense se contente d'affirmer que "Le comportement de la victime est souvent contradictoire". Reconnu coupable à l'audience du vendredi 26 janvier 2018, le Tribunal le condamne à seize mois de prison avec sursis et à une mise à l'épreuve de deux ans.


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