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Paris (AFP). Policiers attaqués dans l'Essonne: rassemblements de policiers devant les commissariats

Quelques centaines de policiers se sont rassemblés en silence mardi devant les commissariats de France en solidarité avec leurs collègues attaqués samedi dans l'Essonne, et réclamé plus de moyens et des peines plus sévères pour les agresseurs de policiers.

Paris (AFP). Policiers attaqués dans l'Essonne: rassemblements de policiers devant les commissariats
Rassemblement de policiers en solidarité avec leurs collègues attaqués samedi dans l'Essonne, le 11 octobre 2016 à Rennes - AFP

Les syndicats Alliance, majoritaire chez les gardiens de la paix, et Synergie, deuxième organisation chez les officiers, ont également appelé à un "service minimum" ou "grève du zèle", consistant à ne traiter que les affaires urgentes et graves.

A Evry, une centaine de policiers, en uniforme ou en civil, se sont réunis devant l'hôtel de police en soutien à leurs quatre collègues "victimes d'un acte inqualifiable, odieux, intolérable dans une République comme la nôtre", a déclaré le secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP-Police FO Daniel Chomette.

Les agresseurs "sont des meurtriers en puissance. (...) Les faits sont là: on a tenté d'assassiner nos collègues", a-t-il ajouté. "Il faut que la justice suive. Nous exigeons une tolérance zéro pour les actes de délinquance sur des policiers", a-t-il affirmé, en pointant également la réduction du nombre de fonctionnaires sous la droite "qui a dévasté les commissariats" et des policiers "en sous-effectif et mal équipés".

"Il faut que la justice réponde, donne du crédit à notre travail", abonde un policier, réuni avec un soixantaine de personnes devant la Préfecture de police de Paris. "On est en colère, on en a ras-le-bol. Il y a un malaise, quelque chose de cassé", confie-t-il.

"Les voyous n'ont plus peur. Ils ont les mêmes armes, les mêmes gilets pare-balles que nous. La police ne sert plus à rien dans ces quartiers. Il y a un manque de moyens matériels et humains", soupire une de ses collègues, qui souhaite également rester anonyme.

A Toulouse, 150 policiers se sont rassemblés devant l'hôtel de police avec les mêmes revendications. "La police fait son travail, elle amène les délinquants mais la chaîne judiciaire ne fait pas son boulot", a estimé Didier Martinez, secrétaire régional SGP-Police FO.

Certains ont également réclamé l'élargissement de la légitime défense. "Face à une voiture qui force un barrage, les gendarmes ont le droit de sortir leur arme avant et nous seulement après", a expliqué Cédric Delaye, de l'Unsa, en réclamant "les mêmes règles pour tous" et une loi qui protégerait "mieux les policiers".

Une trentaine de policiers se sont réunis à Marseille et une soixantaine à Lyon, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Un adjoint de sécurité de 28 ans a été très grièvement brûlé samedi lors de l'attaque de deux voitures de police avec des cocktails Molotov à Viry-Chatillon. Il était toujours sous coma artificiel avec un "état stabilisé" lundi soir, a dit à l'AFP une source judiciaire. Selon une source policière, il a subi lundi après-midi "une opération des mains qui laisse de meilleurs espoirs" quant à la possibilité d'en retrouver l'usage.

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