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La fin du règne de Gbagbo

Abidjan, lundi 11 avril, 15h07 : “Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi par les forces spéciales françaises et a été remis à des chefs de la rébellion”, déclare son représentant pour l'Europe, Toussaint Alain.

La fin du règne de Gbagbo
Mais à 15h36, rectificatif des agences de presse : “Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi par les forces d'Alassane Ouattara et conduit au Golf hôtel, QG du camp Ouattara dans Abidjan, a annoncé à l'AFP l'ambassadeur de France, Jean-Marc Simon.”
Qui a réellement opéré la capture de Laurent Gbagbo ? Les forces spéciales françaises. Certes, la diplomatie commandait de dire que c'était les hommes de Ouattara ; mais on avait oublié d'en prévenir  l'ambassadeur de France et Ouattara lui-même ; inexplicable lacune dans le dispositif. D'où la cacophonie et le rectificatif, qui ne trompera ni les capitales étrangères, ni les Ivoiriens eux-mêmes.
Ouattara a donc été débarrassé de Gbagbo directement par l'armée française. L'action n'a pris que quelques heures. Lundi dans la matinée, trente blindés de la force Licorne ont fait mouvement vers la résidence-bunker de Gbagbo à Cocody, le quartier diplomatique d'Abidjan.
Je vois les blindés avancer avec des soldats derrière et un hélicoptère au-dessus, on entend des tirs d'armes automatiques”, téléphonait un habitant du quartier aux journalistes français. “L'opération en cours a pour objectif d'éviter un bain de sang”, affirmait le porte-parole de Licorne. Mais le véritable objectif était de suppléer à l'inefficacité des combattants de Ouattara, incapables de s'emparer seuls des deux secteurs tenus par les partisans de Gbagbo, les quartiers de Cocody et du Plateau. L'avant-veille, les hommes de Gbagbo avaient même pu canonner l'hôtel du Golf, résidence de Ouattara... Ce à quoi les Français avaient riposté en tirant des missiles sur l'artillerie de Gbagbo.
Selon l'ONU et le Quai d'Orsay, il y avait urgence : plus le chaos durait et plus la population de la ville, privée de soins et d'aliments, subissait les attaques d'éléments “incontrôlés”. Autrement dit,   des combattants de Ouattara ; ou plus exactement de son allié Guillaume Soro, déjà soupçonnés d'avoir commis des massacres dans l'ouest du pays.
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