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Le "vrai spectacle" des enchères caennaises

Il n'y a qu'à compter le nombre de voitures stationnées chaque jeudi devant l’Hôtel des ventes de Caen, route de Trouville, pour apprécier le nombre de professionnels et de passionnés intéressés par les "ventes courantes" qui s’y déroulent chaque semaine.

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Brocanteurs, antiquaires, acheteurs d'or et collectionneurs viennent chercher à Caen la bonne affaire. "Le marché a changé, constate un employé. Le mobilier normand par exemple ne trouve plus si facilement preneur. Les bijoux et bibelots représentent désormais la majorité du volume des ventes."

Les œuvres d'art ne sont pas en reste : les tableaux et sculptures ont face à eux une horde de clients aux motivations diverses. "En faisant bien attention, on peut toujours trouver une pièce intéressante au bon prix", témoigne un discret collectionneur d'art. "C'est plus difficile lors des ventes plus importantes, où les prix sont "plombés" car la clientèle est différente, venant de plus loin et prête à payer plus cher."

"Nous sélectionnons les meilleures pièces"

Il existe à Caen une de ces grandes ventes par trimestre environ. La prochaine, ce 27 avril, doit réunir bibelots, mobiliers des XVIIIe et XIXe siècles et œuvres d'art à partir du XVIIe. Toutes ces pièces proviennent de fonds divers : succession, liquidation judiciaire, vente de particuliers ou, plus rarement, donations pour tel ou tel organisme.

"A chaque fois que quelqu'un nous propose des objets à vendre, nous les évaluons", explique Maître Lô Dumont, commissaire-priseur spécialisé dans la vente de mobilier et d'objets d'art. "Quand nous avons un doute sur un tableau, une pièce de monnaie ou un bijou, nous sollicitons un expert attitré. Si le vendeur est d'accord avec le prix que nous envisageons, nous fixons ensemble un prix minimum d'acquisition, et sélectionnons les meilleures pièces du fonds pour les intégrer à l'une de ces ventes plus importantes, quand le reste rejoint une vente "courante". Les objets portent désormais un numéro, et figurent sur un catalogue de promotion. La veille et le jour même de la vente, ils sont mis en exposition à l'Hôtel des ventes, où chacun peut apprécier leurs qualités.

Une rude concurrence

Le jour J, les acheteurs sont nombreux à venir des quatre coins de la région. Parfois, on note même quelques étrangers. Les œuvres s'enchaînent et les crieurs, qui présentent l'objet aux potentiels acheteurs, font monter les enchères à coups d'humour acerbe et en interpellant chacun : "500 ! 10 ! 30 ! 550 ! Adjugé pour monsieur au premier rang. C'est bien vu !" Au coup de marteau, l'objet a changé de propriétaire. "C'est presque une pièce de théâtre, s'enthousiasme un autre acheteur, je viens ici pour le spectacle et je me régale !"

A l'intérieur de la salle, presque tous se connaissent. Mais ils ne sont pas seuls. Certains ont fait parvenir au commissaire-priseur des ordres d'achat, d'autres attendent devant leur téléphone qu'on les appelle en direct pour enchérir. Et dès la fin mai, l'Hôtel des ventes de Caen proposera pour la toute première fois la possibilité d'enchérir sur Internet. Une façon d'ouvrir au monde entier la vente d'objets, et de se démarquer de ses illustres concurrents de Bayeux ou Deauville.

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