Les aléas climatiques sur les cultures agricoles du monde et l'invasion de la Russie en Ukraine ne sont pas bon signe pour notre ticket de caisse. Pâtes, huiles, viandes, cafés… le prix des produits alimentaires ne cesse d'augmenter.
À Alençon, certains clients d'un centre commercial remplissent leur coffre avec amertume. "Ça va continuer à augmenter", s'inquiète Guy Boulan. Coffre ouvert, lui et Mireille Louvel rangent leurs courses. "Il y a six mois, il nous fallait 120-130 euros pour nos courses, on fait toujours les mêmes, mais maintenant c'est 200 euros." De son côté, Jacky Sursois espère que la situation va vite changer. "Comme je suis à la retraite, j'ai le temps de regarder les étiquettes. C'est terrible." La majorité des produits alimentaires auraient augmenté d'une dizaine de centimes explique-t-il.
Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) "à l'horizon de la mi-année, le glissement annuel de l'indice des prix à la consommation continuerait d'augmenter". Il s'élèverait à + 5,2 % sur un an en mai (après + 4,8 % en avril selon l'estimation provisoire), puis + 5,4 % en juin. "Les mesures de 'bouclier tarifaire' sur les prix du gaz et de l'électricité conjuguées à la 'remise à la pompe' sur les prix de l'essence continueraient à contenir sensiblement l'inflation. Sans elles, la prévision pour mai serait rehaussée d'environ 2 points de pourcentage et dépasserait donc + 7 %."
Ecoutez des consommateurs :
Ancien militaire à la retraite, Dominique Lefebvre est irrité par les prix qu'atteignent certains produits. "Un litre d'huile coûte presque huit euros, un paquet de sucres pratiquement cinq euros... Tout ce qui est de base a augmenté. Ça n'est pas sérieux."
Une enquête Cofidis et CSA Research, un institut de référence des études marketing, a révélé que les Français estiment manquer de 490 € par mois en moyenne pour vivre convenablement.
Jacques Poignet est venu acheter des paquets de graines pour son potager. Un produit qui semble lui aussi avoir augmenté de 30 centimes par rapport à l'an dernier selon l'intéressé. "Plus ça va, moins le caddie est plein. Et ça n'est pas près de finir malheureusement."
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