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Caen. Migrants à Ouistreham : une cohabitation de plus en plus glaciale

Six mois, un an, deux ans... des dizaines de migrants d'origine majoritairement soudanaise sont présentes à Ouistreham (Calvados). Les relations avec les forces de l'ordre semblent très électriques depuis quelques temps.

Caen. Migrants à Ouistreham : une cohabitation de plus en plus glaciale
Les migrants à Ouistreham (Calvados) indiquent qu'ils sont victimes de violences. - Léa Quinio

lls sont environ 80 le long du Quai Charcot de Ouistreham (Calvados). Les migrants souvent originaires du Soudan sont de plus en plus nombreux à être victimes de violences policières, selon le collectif d'aide aux migrants de Ouistreham (CAMO). Et s'il est difficile de s'exprimer en français, l'un des plus jeunes, bonnet cloué sur le crâne et écharpe enroulée autour de la bouche s'en sort pour exprimer son désarroi. "Les gendarmes nous agressent pour rien. Ils n'ont pas le droit de faire ça. Leur métier est de protéger les gens", explique Jackson, sud-africain de 17 ans.

"On est frappé et gazé"

"On est insulté, frappé et gazé, je n'en peux plus. Si on les dérange, il faut nous laisser passer la frontière. Là, on est en train de mourir. On se sent piégés ici", poursuit-il épuisé Les associations locales d'aide aux migrants, qui organisent plusieurs fois par semaine des moments de distribution alimentaires, dénoncent également ces violences. "Les forces de l'ordre embarquent parfois certains migrants pour les emmener dans les centres de rétention. Ils viennent éteindre leur feu et même leur enlever leurs duvets en pleine nuit", déplore Isa Touzan, membre du Rassemblement Humain. "Ils sont traités comme des animaux".

Le CAMO dénonce notamment l'horreur des conditions de vie et un manque de respect des autorités de police et de gendarmerie envers les migrants. Une situation très chaotique qui s'est aggravée depuis le 28 décembre dernier, jour marqué par l'autorisation du contrôle des forces de l'ordre, sans motif particulier, auprès de n'importe quelle personne se trouvant dans un périmètre de 5 km ou 10 km d'un port. 

Pétition et rassemblement prévus

De son côté, la préfecture du Calvados indique dans un communiqué "qu'il n'est pas possible d'accuser sans fait ni preuve" et parle même de diffamation. "Il n'y a pas eu de dépôts de plainte ou de signalements pour de tels faits. De telles mises en cause, infondées et répétées, ne sont pas admissibles".

Une divergence des points de vue qui n'en finit pas. Les habitants de Ouistreham, très proches des migrants organisent quant à eux un rassemblement "pacifique et festif" disent-ils, le dimanche 7 avril (15 heures) sur l'esplanade du casino de Ouistreham. Une pétition est également lancée par le CAMO pour l'ouverture d'un abri. Elle compte déjà 4 000 signatures.

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