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Caen. Calvados. Un détenu introduit du cannabis à la maison d'arrêt de Caen

Deux hommes ont été jugés le jeudi 13 octobre 2016 par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour détention, acquisition et transport illicite de stupéfiants. Les faits se sont déroulés le samedi 23 avril 2016, à la maison d'arrêt de Caen. Récit.

Caen. Calvados. Un détenu introduit du cannabis à la maison d'arrêt de Caen
Le box dans lequel le prévenu incarcéré est jugé au tribunal de grande instance de Caen (Calvados). - Tendance Ouest / Joëlle Briant

Un homme âgé de 27 ans a comparu détenu, le jeudi 13 octobre 2016, devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados). Un autre, âgé de 21 ans, libéré en mai dernier, ne s'est pas présenté à l'audience. Tous deux étaient jugés pour acquisition et détention de stupéfiants à la maison d'arrêt de Caen.

"Je suis en danger dans cette prison"

À son retour de permission de sortie, le samedi 23 avril 2016, le plus jeune des deux est détenteur de 4,40 grammes de cannabis dissimulés dans son caleçon. Seulement voilà, il met en cause un autre détenu, l'homme de 27 ans. "C'est pour lui que j'ai fait entrer la marchandise, il m'a menacé ainsi que ma famille, alors je suis allé à un rendez-vous à Vire pour récupérer le cannabis. Il me rackette déjà mes cigarettes, je suis faible, je suis en danger dans cette prison."

Considéré comme un caïd

Effectivement, dans le milieu carcéral, l'homme est considéré comme un caïd. Il ne respecte pas les règles de vie en détention, et même les surveillants le disent "imbuvable". Seulement celui-ci nie: "Je n'ai rien à voir là-dedans! Je n'ai pas une bonne réputation, c'est vrai, car je ne me laisse pas faire. Les cigarettes, c'est lui qui me les a données."

Un casier judiciaire lourd

Son casier judiciaire comporte 4 mentions, toutes pour vols. Celui de son accusateur pèse beaucoup plus lourd: stupéfiants, outrages, recels, dégradations, violence conjugale, et port d'arme en récidive.

"J'ai un doute"

Le procureur reconnaît avoir un doute: "Ces faits sont d'autant plus graves que commis en détention. Il manque la présence de l'autre protagoniste pour avoir des éléments complémentaires. À noter tout de même que la compagne de ce dernier a déjà tenté d'introduire du cannabis au parloir."

Le doute doit profiter au prévenu

L'avocat de la défense rappelle que le doute doit profiter au prévenu. Ce qui sera fait. L'homme de 27 ans est relaxé, et Mickaël de Faria, pour sa part, écope de quatre mois de prison ferme.

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