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Ferme des Bouillons à Rouen, la mobilisation reprend

Des militants de l'association "Bouillons Terre d'Avenir" se sont rassemblés devant la Société d'Aménagement Foncier et d'Etablissement Rural (SAFER), lundi 27 juin 2016 à Bois-Guillaume (Seine-Maritime). Ils demandent à la SAFER d'organiser la rétrocession de la ferme des Bouillons de Mont-Saint-Aignan, vendue par Immochan aux frères Baptiste et Thibault Mégard en août 2015. Explications.

Ferme des Bouillons à Rouen, la mobilisation reprend
Les militants de la Ferme des Bouillons font du bruit devant la SAFER. - Tendance Ouest

Ils n'abandonnent toujours pas leur combat. Lundi 27 juin 2016, une vingtaine de militants de l'association "Bouillons Terre d'Avenir" s'est rassemblée devant la SAFER, dont le siège est à Bois-Guillaume, pour demander la rétrocession de la Ferme des Bouillons, située à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen (Seine-Maritime). Cette dernière est la propriété de la SCI In Memoriam de Thibault et Baptiste Mégard depuis août 2015 et la vente des terres par Immochan.

Quand, en 2015, la vente a été actée entre la filiale immobilière d'Auchan et les frères Mégard, un cahier des charges contraignant avait été inséré au contrat. Dans ce dernier figurait une obligation : que la ferme garde une vocation agricole pendant au moins 25 ans, ce à quoi les deux repreneurs s'étaient engagés. Mais aujourd'hui, les anciens occupants de la ferme s'insurgent : "On avait oublié de nous dire que deux bâtiments agricoles avaient été requalifiés en habitations. Mais on ne peut pas modifier le nature d'un bâtiment comme ça, il faut que des travaux aient été menés pour pouvoir les reclasser ainsi. Or, Immochan, au moment de la vente, a bien dit qu'aucun travaux n'avaient été réalisés", explique l'un des porte-paroles.

La crainte d'une opération immobilière

De fait, aujourd'hui, ces deux bâtiments sont considérés non plus comme agricoles mais comme des habitations. Et le cachier des charges stipule que les engagements pris par les repreneurs s'appliquent à tous les biens du site sauf aux habitations. D'où l'inquiétude des militants associatifs, qui craignent que cette démarche permette aux repreneurs "de réaliser une opération immobilière à terme. Nous ne pouvons pas l'expliquer autrement".

Autre grief adressé par les militants à Baptiste Mégard, le nouvel exploitant du site : "Il avait pris l'engagement d'être l'exploitant personnel du site. Il devait justifier dans un délai de six mois être bien le chef d'exploitation. Pour cela, il doit être affilié à la Mutuelle Sociale Agricole. Il ne l'est toujours pas."

Dernier point avancé par les militants : "Dans le cahiers des charges, il est dit que si les engagements ne sont pas tenu, la SAFER doit rétrocéder le site et réexaminer les projets. C'est ce que nous demandons." L'association attend maintenant d'être reçue par le président de la SAFER et se rassemblera tous les jours devant le siège tant que la rencontre n'aura pas eu lieu.

Plus d'informations à venir.

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