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Kiev (AFP). Ukraine: pourparlers attendus à Minsk, 12 morts en 24 heures

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Kiev (AFP). Ukraine: pourparlers attendus à Minsk, 12 morts en 24 heures
Les ministres des Affaires égrangères, espagnol Jose Manuel Garcia-Margallo, belge Didier Reynders, et slovaque Karl Erjavec, le 29 janvier 2015 à Bruxelles - AFP
Les émissaires de Kiev, Moscou et des séparatistes prorusses, encadrés par l'OSCE, espéraient vendredi entamer de nouveau pourparlers de paix à Minsk au lendemain de la décision de l'Union européenne de prolonger ses sanctions contre la Russie et alors que les combats gagnent en intensité dans l'est de l'Ukraine. La Russie a réagi à l'extension des sanctions en appelant les Européens à réfléchir à deux fois à sa politique de sanctions et de "confrontation" qui ne mène nulle part. Cette politique "ne fait que porter préjudice aux peuples et aux économies de nos pays", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Sur le terrain militaire, les soldats ukrainiens ont à nouveau perdu cinq hommes dans l'est de l'Ukraine ces dernières 24 heures, tandis que 23 autres ont été blessés selon un porte-parole de l'armée. Par ailleurs, sept civils ont été tués et 23 blessés à Donetsk, fief des séparatiste, selon la mairie de la ville. Confronté à cette situation militaire difficile, le président ukrainien Petro Porochenko avait appelé jeudi le Groupe de contact composé d'un ex-président ukrainien, de l'ambassadeur russe en Ukraine et d'une représentante de l'OSCE, à "mener d'urgence des consultations (avec les rebelles) pour obtenir un cessez-le-feu immédiat". Mais si les émissaires des deux républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, Denis Pouchiline et Vladislav Denego, se sont envolés selon les agences de presse russes pour Minsk, où doivent se tenir ces consultations, ni le format ni même la tenue de ces rencontres n'ont encore été formalisés. "Une rencontre à Minsk pourrait avoir lieu aujourd'hui ou demain. Le travail est mené sur le contenu de cette rencontre mais la partie ukrainienne et le Groupe de contact attendent que tous les signataires des accords de Minsk soient présents", a déclaré à l'AFP un haut responsable du ministère des Affaires étrangères ukrainien, Oleksiy Makeev. Or les "présidents" des deux républiques séparatistes, Alexandre Zakhartchenko et Igor Plotnitski, qui faisaient partie des signataires des accords de Minsk en septembre, n'ont pas annoncé leur présence dans la capitale biélorusse. Selon la Fondation caritative qu'il dirige, l'ex-président ukrainien Leonid Koutchma, qui représente Kiev dans le Groupe de contact, n'avait par ailleurs pas quitté la capitale ukrainienne vendredi matin. - Extension des sanctions - Jeudi, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont décidé de prolonger de six mois les sanctions ciblées adoptées en mars contre des personnalités séparatistes prorusses et russes. Les 28 ont aussi décidé de rajouter des noms à cette liste noire déjà longue de 132 personnes visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager dans l'UE. Les nouveaux noms doivent être proposés "d'ici une semaine". Mais la question des sanctions économiques, qui divise les Européens depuis le début, a continué à faire débat. Dans un projet de conclusions auquel l'AFP avait eu accès, il était prévu que les ministres évoquent un "travail préparatoire" sur "toute action appropriée, en particulier sur de nouvelles sanctions". Cette mention explicite n'a pas été retenue dans la version finale. Un prix à payer pour préserver "l'unité" des Européens vantée par Mme Mogherini et plusieurs ministres. Réagissant vendredi matin, Moscou a estimé qu'il était "temps que l'UE réfléchisse enfin à sa (politique) de confrontation à coups de sanctions qui ne mène nulle part et qui ne fait que porter préjudice aux peuples et aux économies de nos pays". A Donetsk, où la situation était calme vendredi matin, les habitants ne croient en tout cas pas à un nouvel accord de cessez-le-feu. "Combien de temps ils vont discuter ? Pendant ce temps, on tue des gens, on détruit des maisons. Rien ne change", a déclaré à l'AFP Vladimir Vanitchev, un retraité de 74 ans. "S'ils le veulent, ils le feront (signer un cessez-le-feu, ndlr). Mais je ne suis pas sûre qu'ils le veulent", a regretté pour sa part Olga Frolenkova, qui accompagnait au marché ses enfants de six et huit ans.
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