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Lyon (AFP). FN: Marine Le Pen attaque Hollande et Sarkozy et renforce ses positions en interne

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Lyon (AFP). FN: Marine Le Pen attaque Hollande et Sarkozy et renforce ses positions en interne
La présidente du Front national Marine Le Pen au 15e congrès du parti à Lyon, le 30 novembre 2014 - AFP
Marine Le Pen, réélue dimanche à Lyon présidente du Front national, s'en est prise à François Hollande et Nicolas Sarkozy, accusés d'avoir "tout raté", et a renforcé ses positions en interne. Élue en janvier 2011 une première fois à Tours, alors qu'elle était opposée à Bruno Gollnisch pour succéder à son père, le cofondateur du parti, Mme Le Pen a été réélue, sans candidat face à elle, avec 100% des suffrages exprimés: il y a eu 22.329 votants et seulement 17 bulletins nuls, d'après les chiffres communiqués à l'AFP par celui qui est désormais 1er vice-président chargé des affaires juridiques, Jean-François Jalkh. M. Jalkh a annoncé un taux de participation de "53%", ce qui donne 42.100 adhérents à jour de cotisation et donc autorisés à voter sur les 83.000 adhérents revendiqués. Forte de sondages la plaçant en tête d'un premier tour prochain de l'élection présidentielle, Mme Le Pen s'en est pris directement à François Hollande et à Nicolas Sarkozy, redevenu président de l'UMP samedi, les accusant d'avoir "tout raté" devant plus de 3.000 adhérents enthousiastes scandant "On est chez nous" et agitant des drapeaux tricolores. "Ils se bagarrent aujourd'hui pour savoir qui montera sur la deuxième marche", derrière elle, lors de l'élection présidentielle" en 2017, a-t-elle moqué, lors du XVe congrès du FN qui s'est achevé dimanche. L'échec principal qu'elle leur a imputé, c'est sur la question de la République dont elle s'est portée garante, citant sur l'estrade Victor Hugo mais aussi, plus surprenant, l'ancien numéro un chinois Deng Xiaoping. "Les seuls qui devraient être encore autorisés à parler de République française, c'est nous!", a-t-elle proclamé, s'inquiétant du chômage record, du non-respect de la laïcité, de la méritocratie qui souffrirait, du "communautarisme", de l'organisation territoriale avec la réduction du nombre de régions, etc. "Chaque communauté religieuse, sexuelle, ethnique essaie de tirer (la République) à elle, en en faisant craquer un peu plus les coutures", a-t-elle accusé. Alors que ses troupes progressent scrutin après scrutin, Mme Le Pen a demandé dimanche à ses adhérents de "rassurer" les Français" sur "l'aventure" que pourrait constituer le parti d'extrême droite à leurs yeux et leur a demandé de "rassembler", message qui peut avoir une vocation externe comme interne. - 'Le fameux +Front familial+' - Le congrès, réunion statutaire, avait aussi pour fonction de permettre un rafraîchissement des instances du parti. Après un premier mandat marqué par une relative synthèse ménageant les différentes sensibilités, Mme le Pen a imprimé sa marque de manière plus visible dans le nouvel organigramme. Steeve Briois, Louis Aliot, Florian Philippot et désormais Nicolas Bay, nouveau secrétaire général et patron de l'administration du parti: le "marinisme" progresse au sein du bureau exécutif, même si les "historiques", M. Jalkh, Wallerand de St-Just et Marie-Christine Arnautu, complètent l'instance avec Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du parti. Comme annoncé samedi, la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, qui a triomphé au vote interne des militants, ne rentre pas au saint des saints du parti: "Je ne voulais pas que Marine Le Pen se fasse reprocher le fameux +Front familial+", a-t-elle expliqué. Elle a rejeté à l'avance toute idée "d'incarner (elle-même) une ligne", alors que le vote des militants pour départager ses "nuances" avec M. Philippot, bras droit de sa tante finalement 4e, était l'un des -rares- enjeux du congrès. Elle espère cependant avec ce vote avoir conquis sa "propre légitimité". La benjamine de l'Assemblée restera membre d'un bureau politique renouvelé, sorte de "gouvernement" du parti avec 43 membres, dont nombre de proches de Mme Le Pen plus anciens (Edouard Ferrand, Bruno Bilde) ou arrivés plus récemment (Valérie Laupies, Bernard Monot), un proche de M. Philippot (Gaëtan Dussaussaye), une poignée de partisans de M. Gollnisch, mais aussi au moins un proche de la députée du Vaucluse (Aymeric Chauprade). Huit personnes font leur entrée, neuf leur sortie, dont Fabien Engelmann, le maire d'Hayange (Moselle), contesté jusqu'au sein du FN.
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