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Le prix Bayeux des correspondants de guerre commence aujourd'hui

Janine di Giovanni est la présidente du jury de la 17e édition du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre qui débute aujourd'hui lundi 4 octobre. Rencontre avec une spécialiste des zones de guerre.

Le prix Bayeux des correspondants de guerre commence aujourd'hui
Quelle a été votre réaction quand vous avez appris que vous seriez la présidente de cette 17e édition ?

J'ai reçu un coup de téléphone un jour. Au bout du fil, quelqu'un m'a dit : "Nous voudrions que vous présidiez le Prix". C'est un honneur incroyable. Je suis enchantée... Pour moi, le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, c'est un événement absolument important dans le monde du journalisme. Bayeux est devenue la capitale du reportages de guerre.

Qu'est-ce qui fait selon vous un “bon” reportage de guerre ?

C'est l'honnêteté. Un journaliste raconte une histoire, témoigne de l'horreur des situations de guerre. En presse écrite, en radio ou en télévision, l'important c'est qu'il donne une voix aux gens qui n'en n'ont pas. C'est le cœur de notre métier.

Dans votre parcours, qu'est-ce qui vous a le plus marqué jusqu'à présent ?

La guerre en Bosnie a été la plus importante dans ma vie et dans ma carrière. La plus émouvante aussi. C'était une guerre contre les civils et je l'ai vécu avec beaucoup de passion, comme tous les journalistes qui y étaient. C'était vraiment une guerre différente de l'Afghanistan ou l'Irak.

Comment parvenez-vous à conciliez votre vie de reporter de guerre et de mère ?

C'est très difficile. C'est différent d'être une femme et d'être un correspondant de guerre. J'ai attendu pour avoir un enfant. J'ai travaillé, travaillé, travaillé … Et j'ai eu mon fils à 40 ans. Puis quand il a eu quatre mois, je suis partie pour Bagdad. Ca a été dur. Je me suis demandais : "Pourquoi je fais ça ?" La naissance de mon fils m'a transformé. Je ne prends plus de risques. C'est la responsabilité d'une femme et d'une mère.

Cette nouvelle édition du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre s'ouvre alors même que deux journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, sont otages en Afghanistan …

"La prise d'otage, c'est le vrai risque aujourd'hui pour les journalistes. Ce ne sont plus les fusillades. Je prie souvent pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier car leur isolation est absolument horrible".

Après le Prix, quels sont vos projets professionnels ?

"Cette année, j'ai été en Afghanistan, en Irak, au Pakistan … J'ai aussi été beaucoup dans les Balkans puisque c'était le quinzième anniversaire de la fin de la guerre en Bosnie. Je voudrais maintenant aller au Soudan et passer plus de temps en Afrique".

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 Photos © Peter Nicholls


Bonus audio :  écoutez un extrait de l'interview

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