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“Climategate” bidon

“Climategate”, comme “Watergate” : c'était le nom du scandale imputé aux climatologues du GIEC en 2009.

“Climategate” bidon
On les accusait d'avoir truqué leurs rapports afin de 'faire croire au réchauffement climatique”. Pour 'preuve”, des courriels d'une université anglaise : volés par des pirates informatiques, ces messages entre chercheurs respectés 'révélaient leur mauvaise foi”... Principal accusé : le climatologue Phil Jones. Le scandale fut énorme. Exploité par l'Arabie séoudite, il saborda la conférence de Copenhague, qui aurait dû prendre des mesures contre le réchauffement. En France, Claude Allègre en profita pour publier un livre (plein d'erreurs) insultant les climatologues.
Aujourd'hui l'affaire se dégonfle. Les courriels volés ne prouvaient rien ! Les enquêtes scientifiques indépendantes réhabilitent les climatologues du GIEC. Publié la semaine dernière, le rapport Russell ne leur reproche qu'une chose : ne pas avoir partagé leurs données avec les négateurs du rôle de l'industrie dans le réchauffement... “Nous avons conclu que la rigueur et l'honnêteté des scientifiques ne faisaient aucun doute, mais qu'il y a eu une tendance à ne pas faire preuve de l'ouverture adéquate”, a déclaré le directeur du rapport, président émérite de l'université de Glasgow. Les scientifiques n'avaient pas altéré les données sur le climat. Phil Jones, complètement blanchi, reprend le poste de directeur de la recherche. Deux autres enquêtes (d'une agence scientifique néerlandaise et du Parlement britannique) avaient déjà innocenté les climatologues. La mauvaise foi est donc du côté des pirates de 2009 et de leurs commanditaires...
En cause, les puissances pétrolières
Qui étaient ceux-ci ? Les soupçons se portent du côté de grandes puissances pétrolières. On devrait savoir assez vite, avec les progrès de l'enquête policière internationale.
Mais l'impact de la campagne de 2009 sur l'opinion publique fut sévère. Il a répandu une défiance irrationnelle à l'encontre de la science. Selon un sondage Ipsos (juin dernier), 78 % seulement des Britanniques aujourd'hui estiment que le climat est en train de changer, contre 91 % il y a cinq ans ; 71 % seulement (contre 82 %) se disent inquiets du réchauffement de la planète.
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