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Colombelles. Elle accuse le père de ses enfants de se piquer et de regarder du porno devant eux

Juge, procureur, avocat. Jeudi 24 novembre, une femme âgée de 34 ans était jugée par le tribunal de Caen, pour non-présentation d'enfants au père.

Colombelles. Elle accuse le père de ses enfants de se piquer et de regarder du porno devant eux
Une femme était jugée pour non-présentation d'enfants au père, jeudi 24 novembre, au tribunal de Caen. - Martine Dubos

C'est une femme décidée qui était jugée jeudi 24 novembre, au tribunal de la Presqu'île de Caen. Il lui était reproché une non-présentation d'enfants au père, du 25 octobre 2019 au 5 septembre 2020, à Colombelles. Pendant presque un an, la prévenue n'a pas voulu confier sa fille et son fils à leur père.

Des accusations graves

Le couple est séparé. La garde est donnée à la mère avec droit de visite et d'hébergement pour le père, ce qu'elle refuse. Elle raconte alors que son fils, âgé de 5 ans, lui a dit que son papa se faisait des piqûres et regardait des films pornos devant lui. Il aurait même subi des attouchements. Elle incrimine aussi son propre père et demande aussitôt la garde exclusive. Après un jugement en juillet 2021, le droit de visite est suspendu. L'homme porte plainte contre son ex-compagne, des témoins sont entendus.

Deux ex-toxicomanes

Selon le père de la prévenue, sa fille veut toujours avoir le dernier mot et ne peut admettre qu'il ait pris parti pour son gendre. La mère de ce dernier témoigne de la détresse et de la tristesse de son fils de ne plus voir ses enfants. Le petit garçon est revenu sur ses déclarations, disant qu'elles étaient fausses. L'avocate de la partie civile reconnaît que si son client est un ex-toxicomane, sevré maintenant, la prévenue se droguait aussi, même si elle se présente aujourd'hui à la barre comme une mère exemplaire. "Bravo à cette dame pour sa comédie", ajoute-t-elle.

Dans son réquisitoire, la procureure certifie que la non-présentation d'enfants n'est pas contestable et que le jugement de droit de visite a été bafoué par la mère. Mais pour elle, l'intérêt des enfants prime avant tout. Ils ont besoin de leur père et de leur mère.

Elle demande une peine modérée : une amende de 200 euros assortie du sursis simple. La défense souhaite la relaxe de sa cliente.

Après délibéré, l'infraction est caractérisée mais aucune peine n'est infligée. "S'il a été reconnu l'existence d'une infraction, le tribunal a estimé que ma cliente a bénéficié d'une cause d'irresponsabilité pénale tenant la nécessité devant le danger grave et imminent auquel elle estimait être confrontée.", a indiqué l'avocate de la prévenue.

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