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Alençon. Mois sans tabac : "À l'époque, on avait l'impression de se faire du bien"

Santé. Le sevrage tabagique organisé chaque novembre vient de débuter. À Alençon, rencontre avec des ex-fumeurs et consommateurs.

Alençon. Mois sans tabac :
En ce début de mois de novembre, plus de 93 000 personnes, soit 0,55 % des fumeurs, se sont inscrites au Mois sans tabac.

À 60 ans, Laurence Janin sort une blonde de son paquet et la pose délicatement entre ses lèvres. En un coup de briquet, le tabac entre en combustion. "Ça fait du bien", souffle celle qui fume quotidiennement depuis ses 17 ans. Accompagnée de Marc, son mari, elle se balade dans les rues d'Alençon. Lui aussi est un grand fumeur. La voix grave, il affirme consommer quinze cigarettes par jour. "Ça m'apaise, même si je ne suis pas stressé."

Cancers, accélération du rythme cardiaque, baisse du goût et des tarifs toujours plus hauts… Les raisons qui peuvent pousser à arrêter de fumer sont nombreuses. Pourtant, selon un sondage de Santé publique France, 25 % des Français fumaient encore quotidiennement en 2020. En ce début de mois de novembre, plus de 93 000 personnes, soit 0,55 % des fumeurs, se sont inscrites au Mois sans tabac. Lancé en 2016 par l'Assurance Maladie, le dispositif est destiné à aider les fumeurs qui souhaitent entreprendre un sevrage. Un système qui ne trouve pas sa place dans la lutte contre le tabagisme, selon Anaïs Jouatel, fumeuse depuis dix ans. En "pause clope" avec ses amies, elle défend l'idée que : "Quand on a envie d'arrêter, c'est une question de volonté. Pas une question de Mois sans tabac à la mode." La volonté, Olivier Boulay l'a eue. Le père de famille a pris la décision de stopper sa consommation de tabac pour préserver sa santé et celle de ses proches. Sa première cigarette, il l'a craquée à 15 ans. Et c'est arrivé à la trentaine qu'il s'est rendu compte de son côté néfaste. "Monter trois étages, c'était devenu très pénible ! À l'époque, on avait l'impression de se faire du bien. Il n'y avait pas écrit sur chaque paquet qu'il s'agissait d'une drogue qui tue." Depuis le 20 avril 2011, tous les paquets distribués en débit de tabac ont dû se conformer à une nouvelle réglementation, à savoir l'impression d'une image dissuasive sur au moins 40 % de sa surface arrière.

"Ça fait du bien au porte-monnaie"

D'année en année, le prix du paquet n'a cessé de grimper, voire flamber. Selon la Direction générale des douanes et droits indirects, en 2000, le tarif moyen d'un paquet était à 3,20 €. Vingt ans après, il est estimé à 9,96 €. De quoi effrayer les consommateurs. Et c'est justement là où est objectif du gouvernement : taper là où ça fait mal. Retraitée, Isabelle Pamart a commencé à griller des clopes à l'adolescence. Une période où "un sou est un sou". Après avoir arrêté, elle a pu constater que "ça fait du bien au porte-monnaie". À l'inverse, Laurence Janin, qui vient de terminer sa cigarette, ne préfère ne pas compter ce qu'elle dépense. "Ça fait très peur…"

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1 commentaires

Bernard02/11/2021 - 19h01

Depuis le 04/12/ 2020 je suis passé de 30 cigarettes /jour depuis 50 ans à ZÉRO et ce sans effets secondaires ni ressenti de manque. La solution ? Des séances d'hypnose.

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