En ce moment : J'T'EMMENE AU VENT - LOUISE ATTAQUE Ecouter la radio

Rouen. Des policiers révoqués pour racisme réclament leur réintégration

Tribunal. Mardi 12 octobre, un magistrat du tribunal administratif a demandé la levée de la révocation d'un policier accusé de racisme.

Rouen. Des policiers révoqués pour racisme réclament leur réintégration
Plusieurs policiers rouennais ont été accusés d'insultes racistes à l'encontre d'un ancien collègue. Deux d'entre eux demandent leur réintégration dans la police.

Le rapporteur public du tribunal administratif de Rouen a demandé, mardi 12 octobre, l'annulation de la révocation d'un policier et la confirmation de celle d'un autre, dans une affaire de propos racistes visant un ex-collègue noir. Le tribunal rendra sa décision "sous quinzaine", a précisé son président Jérôme Berthet-Fouqué.

• Lire aussi. Rouen. Racisme : l'IGPN saisie pour des insultes de policiers envers un collègue

Une implication inégale
dans les faits reprochés

Les propos visés ont été tenus sur la messagerie WhatsApp, où la victime, qui a porté plainte fin 2019, a notamment, à de nombreuses reprises, été traitée de "nègre" faisant "n'importe quoi parce que c'est un noir". Mardi, le rapporteur public Thomas Bertoncini a préconisé "l'annulation" de la révocation d'un des policiers. "Il y a une difficulté sur le caractère proportionné de la sanction. Il est celui qui a le moins participé aux échanges. Il est qualifié comme étant le plus discret par l'enquête administrative", a justifié M. Bertoncini. "Il a indiqué ne pas lire tous les messages écrits. Il n'y a que cinq messages tenus qui lui sont reprochés, tenus sur deux jours : 'Les noirs, c'est le futur' et 'c'est du travail de noir, les blancs, c'est autre chose', a poursuivi le magistrat. Il est qualifié de sérieux et fournissant un travail de qualité par son administration."

• Lire aussi. Rouen. Propos racistes sur WhatsApp : des policiers révoqués

Le rapporteur a en revanche demandé le rejet de la requête d'un second policier qui demandait lui aussi l'annulation de sa révocation. À son propos, "l'administration ne s'est pas fourvoyée", a estimé M. Bertoncini. Le fonctionnaire "a produit environ une cinquantaine de publications sur ce compte WhatsApp. Leur caractère raciste, antisémite, misogyne, discriminatoire, ne fait aucun doute à leur lecture", a argumenté le magistrat. En outre, le fonctionnaire "a déjà fait l'objet d'une sanction, un blâme, en 2018".

Son avocate Marie-Perrine Philippe a quant à elle assuré que le policier était "en grande dépression" et avait "toujours été exemplaire" jusqu'alors. "Le groupe WhatsApp n'est pas un groupe public", a-t-elle ajouté. "Il y a des communautés qui n'aiment pas ce que je représente, le mâle blanc, et j'applique une forme de réciprocité", avait déclaré son client le 3 septembre à Évreux (Eure), lors du procès en correctionnelle de cinq policiers dans cette affaire.

• Lire aussi. Normandie. Propos racistes : les cinq anciens policiers seront jugés à Évreux

Le parquet avait requis 1 000 euros d'amende contre cet homme considéré comme "l'idéologue" du groupe. Le tribunal correctionnel doit rendre sa décision le 5 novembre. 150 euros d'amende ont été requis contre le policier dont le rapporteur a demandé l'annulation de la révocation.

• Lire aussi. Normandie. Insultes racistes sur WhatsApp : amendes requises contre cinq policiers

Avec AFP

Recevez l'actualité gratuitement
Réagir à cet article
Envoi en cours...
En direct
Inscrivez vous à la newsletter
La météo avec Tendance Ouest
Les pronostics avec Tendance Ouest
L'horoscope de Tendance Ouest
Les jeux de Tendance Ouest
Les petites annonces avec Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Les replays de Tendance Ouest
L'application mobile de Tendance Ouest
Rouen. Des policiers révoqués pour racisme réclament leur réintégration