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[Vidéo] Seine-Maritime. Une nouvelle étude sur le vivant pour mesurer la qualité de l'eau de la Seine

Environnement. Des scientifiques ont immergé en Seine des moules, crustacés et poissons, mardi 6 octobre, pour mesurer l'impact de la pollution du fleuve sur les écosystèmes. Une expérience inédite, qui pourrait devenir une référence pour la mesure de la qualité de l'eau.

[Vidéo] Seine-Maritime. Une nouvelle étude sur le vivant pour mesurer la qualité de l'eau de la Seine
C'est dans ces cages que sont immergés des moules, crustacés et poissons mardi 6 octobre, en Seine. Elles seront relevées au bout d'une, deux ou trois semaines, selon les espèces.

L'expérience à cette échelle est encore inédite. Mardi 6 octobre, des scientifiques, sous l'impulsion du Groupement d'intérêt public (GIP) Seine-aval, ont immergé en Seine, dans des cages à Petit-Couronne, des moules, des crustacés et des poissons. Ils y passeront une, deux ou trois semaines selon les espèces. "On va ensuite regarder une série de biomarqueurs pour suivre l'état de santé de ces organismes", détaille Cédric Fisson, chargé de mission environnement pour le GIP. Impact sur la reproduction, sur l'immunité ou sur l'ADN vont notamment être étudiés. Une nouvelle manière de mesurer la qualité de l'eau. Jusqu'à maintenant, des analyses chimiques permettaient d'identifier les substances présentes (hydrocarbures aromatiques polycycliques, médicaments…) mais pas leur impact sur l'écosystème. L'expérience va durer deux ans et concerner une quinzaine de lieux sur la Seine, depuis Paris jusqu'à l'estuaire, mais aussi sur la Vire et l'Orne. "Ce sont des premières expérimentations grandeur nature pour anticiper le suivi environnemental de demain."

Une piste pour réduire les pollutions

Parmi les espèces immergées, sélectionnées dans des lieux "propres", le flet, un poisson plat. "C'est un poisson typique des milieux estuariens et c'est donc un bon indicateur de la qualité des milieux, explique Rachid Amara, professeur à l'université du littoral. C'est aussi un poisson assez résistant, contrairement à d'autres qui pourraient mourir rapidement."

Les cages ont été immergées dans des endroits stratégiques de la Seine, à l'écart du chenal de navigation.

L'étude devrait donner de premiers résultats dès le début de l'année 2021. Elle pourrait être répétée pour devenir une nouvelle référence sur l'évolution de la qualité de l'eau de la Seine à différents endroits. Une qualité qui n'a de cesse de s'améliorer depuis les années 90, selon Cédric Fisson. "On le constate avec le retour de certains poissons migrateurs. On est très loin des mortalités massives de poissons des années 60 et 70", explique-t-il. Pour les gestionnaires, ces études permettent d'identifier de nouvelles pistes d'action pour poursuivre cette amélioration.

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