En ce moment : I AIN'T WORRIED - ONEREPUBLIC Ecouter la radio

Crise des Rohingyas: première visite de Suu Kyi dans la zone du conflit

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi est arrivée jeudi dans l'ouest du pays, pour une visite surprise dans cette région où l'armée a lancé fin août une campagne de répression qui a poussé plus de 600.000 musulmans rohingyas à fuir au Bangladesh.

Crise des Rohingyas: première visite de Suu Kyi dans la zone du conflit
La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi à l'aéroport de Sittwe, dans l'Etat de Rakhine, le 2 novembre 2017 - STR [AFP]

"La conseillère d'Etat (titre officiel de Suu Kyi, ndlr) est maintenant à Sittwe et ira à Maungdaw et Buthidaung", a déclaré à l'AFP Zaw Htay, le porte-parole du gouvernement, citant deux districts du nord de l'Etat Rakhine, épicentre des violences, qualifiées par l'ONU d'"épuration ethnique".

Le gouvernement, qui n'avait pas annoncé cette visite, n'a pas indiqué pour l'instant si elle se rendrait dans des villages brûlés, désertés par les Rohingyas.

C'est la première fois que la prix Nobel de la paix, arrivée au pouvoir en Birmanie en avril 2016, se rend dans la région depuis le début du conflit.

Aung San Suu Kyi est très critiquée à l'étranger pour son peu d'empathie envers les Rohingyas, considérés comme une des minorités les plus persécutées au monde, dans ce pays marqué par un fort nationalisme bouddhiste.

Elle doit composer avec une armée qui reste très puissante, malgré l'autodissolution de la junte en 2011, ainsi qu'une opinion publique largement xénophobe et antimusulmane.

Depuis le début de la crise, l'ONU réclame en vain l'arrêt des combats, des accès pour l'aide humanitaire dans l'ouest de la Birmanie et le retour des réfugiés dans leurs zones d'origine.

Dans les camps au Bangladesh, les autorités et ONG redoutent une catastrophe sanitaire. La surpopulation et l'insalubrité des camps de réfugiés au Bangladesh, qui accueillent désormais près d'un million de Rohingyas, constituent un terreau fertile pour l'apparition de maladies.

Les Rohingyas représentent la plus grande population apatride au monde depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, sous la junte militaire.

Victimes de discriminations, ils ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Et ils n'ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et hôpitaux.

Recevez l'essentiel de l'actualité chaque jour par email
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créer un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Lire les journaux
Inscrivez vous à la newsletter
La météo avec Tendance Ouest
Les pronostics avec Tendance Ouest
L'horoscope de Tendance Ouest
Les jeux de Tendance Ouest
Les petites annonces avec Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
Films et horaires dans vos cinémas en Normandie
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Les replays de Tendance Ouest
L'application mobile de Tendance Ouest
Crise des Rohingyas: première visite de Suu Kyi dans la zone du conflit