Agression à Caen : la victime était maculée de sang

Agression à Caen : la victime était maculée de sang

Le box où le prévenu incarcéré a été jugé par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

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Par : Joëlle Briant

L'homme qui a comparu incarcéré devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) le mardi 7 mars 2017 s'est d'abord dit algérien mineur avant de déclarer être tunisien majeur. Quand a son identité, impossible à déterminer. Durant l'audience le tribunal, l'appellera Mr x. Il a été jugé pour violence à l'arme blanche et pour outrages et violence envers des policiers. Ces délits datent des mercredi et jeudi 7 et 8 septembre 2016, à Caen.

À 22h45, le mercredi 7 septembre 2016, à l'arrêt de tram "Quai de juillet" à Caen (Calvados), les passants assistent à une violente bagarre à coups de couteau. L'agresseur, très difficile à maîtriser, se montre violent et insultant envers la police. Ayant été placé depuis ces faits en détention provisoire, c'est donc incarcéré qu'il est jugé le mardi 7 mars 2017.

La victime baigne dans son sang

La situation est tellement grave pour la victime, alors qu'étant en France en situation irrégulière, il n'hésite pas à se réfugier dans le véhicule de police. Il est maculé de sang. Sous les coups de couteau, il est tombé au sol. Son agresseur s'est alors acharné sur lui à coups de pied dans la tête. Une plaie va de l'oreille à la mâchoire (24 points de sutures). Il en porte une autre à l'épaule et aussi au bras (ce qui lui vaudra des agrafes). Le prévenu reconnaissant à mi-mot l'avoir frappé, dit qu'il ne peut pas l'avoir blessé à ce point et que portant un couteau il a pu s'entailler lui-même dans la bagarre.

"Vous vous croyez au Far West ?"

À l'audience, assisté d'un interprète, le prévenu expose sa version "Il m'avait frappé 15 jours avant dans le cou et j'ai dû être recousu. Je l'ai appelé car je voulais le voir et lui rendre ce qu'il m'avait fait. Je n'aurais jamais porté plainte contre lui que je connais." Le président s'emporte " Vous vous croyez au Far West ?" Il nie avoir insulté les policiers mais admet s'être débattu car ils étaient quatre à lui taper dessus. Ces propos seront démentis par les pompiers qui ont été impressionnés par le calme des agents procédant à une interpellation musclée sous une pluie d'injures. Ce qui vaudra à l'un d'entre eux une entorse au doigt et plus de deux mois d'arrêt de travail.

"On a envie de vous dire dehors !"

L'avocat de la partie civile est hors de lui "Vous jetez le discrédit sur ceux que l'on héberge et qui se comportent bien. Vous êtes de ceux qui permettent à ce cancer qu'est la xénophobie de se développer dans notre pays. On a envie de vous dire dehors !"

La procureure rappelle qu'il a fallu six mois pour que le prévenu reconnaisse partiellement les faits "Il y a eu un bon nombre d'auditions et de versions aussi variées que cyniques. L'individu a déjà été interpellé pour violences à Lyon, Marseille et Deauville et il porte toujours un couteau sur lui." Sont requis 30 mois ferme, un maintien en détention et une interdiction du territoire durant 5 ans.

Schizophrénie possible ?

L'expertise psychiatrique évoque une possible schizophrénie avec une altération du discernement. La défense demande à ce que soit requalifié le délit de violence en rébellion à l'égard du policier.

M. X écope de 30 mois de prison ferme avec maintien en détention et de 5 ans d'interdiction de possession d'arme. La somme de 1000 euros lui est demandée en provision, dans l'attente de l'expertise médicale de la victime. En ce qui concerne l'agent 450 euros sont demandés. L'affaire est renvoyée sur intérêt civil au jeudi 12 octobre 2017.

L'interdiction de territoire n'est pas prévue dans ce cas.


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