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"Le tsunami à Banda Aceh, c'est comme si Cherbourg était rayée de la carte"

Dix ans après le tsunami de 2004, un pompier normand raconte. Avec l'ONG Pompiers sans Frontières, il avait été envoyé sur place, un mois après la catastrophe.

"Le tsunami à Banda Aceh, c'est comme si Cherbourg était rayée de la carte"

C'était il y a 10 ans, jour pour jour. Le 26 décembre 2004, une vague géante de plus de 30 mètres submergeait une grande partie de l'Asie du Sud-est. Un tsunami, causé par un tremblement de terre de magnitude 9,3 sur l'échelle de Richter. Bilan : 220.000 morts en Indonésie, Thaïlande, Malaisie mais aussi au Sri Lanka, en Inde, aux Maldives et jusqu'à la côte est de l'Afrique...

A l'époque, cette catastrophe inédite déclenche une avalanche de dons dans le monde entier. A Cherbourg par exemple, un quartier général avait été monté au centre de secours des pompiers, afin de recueillir les appels et les dons. Le 17 janvier, vingt jours après la catastrophe, 150.000 euros avaient déjà été récoltés. Dix ans plus tard, Christophe Iskenderian, alors sapeur-pompier à Cherbourg, se souvient de ce soutien sans précédent :

Des dons sans précédent

Avec son collègue Mickaël Richomme, ils sont ensuite envoyés sur place par l'association Pompiers sans Frontières. Christophe Iskenderian rejoint une ville à une vingtaine de kilomètres de Banda Aceh, l'un des sites les plus dévastés par la catastrophe.

A son arrivée en février 2005, il est d'abord frappé par l'importante présence militaire autour de l'aéroport. "C'était à l'époque une zone de guerre, entre les séparatistes et le gouvernement. Le tsunami a au moins permis de signer un protocole de paix" explique le pompier. Puis, ce sont des images d'apocalypse qui lui reviennent en tête. "Des ponts tordus comme des jouets d'enfants, des silos de ciment ouverts comme une boîte de conserve... Et puis les centaines de cadavres que l'on retrouvait encore quatre à cinq mois après. C'est comme si Cherbourg et son agglomération étaient rayés de la carte" :

Des images d'apocalypse

"Ces gens là ont vu la fin du monde, mais ont une telle foi en la vie que c'est ce qui nous a fait tenir face à ces images." Christophe Iskenderian est retourné sur place à de nombreuses reprises jusqu'en 2006. Aujourd'hui il conserve encore des liens avec des pompiers indonésiens. "Certains ont perdu toute leur famille. C'est l'hyperactivité qui les fait tenir". Parmi ses amis, un pompier âgé de 40 ans, comme lui, à qui il pensera particulièrement ce vendredi 26 décembre 2014. "Aujourd'hui il transmet les gestes de secourisme aux enfants indonésiens" :

Dix ans après

"Certains sont partis et ne reviendront jamais. Comme si vous habitiez à Cherbourg et que aviez fui à Lisieux. D'autres restent, mais ils auront toujours ce tsunami en tête."

 










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