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La Ferté-Macé. Ce chantier était attendu depuis plus de 20 ans

Patrimoine. La première phase d'un gigantesque chantier de restauration de l'église débute à La Ferté-Macé. L'édifice a été bâti voilà 170 ans. Il était temps…

La Ferté-Macé. Ce chantier était attendu depuis plus de 20 ans
Un gigantesque chantier vient de débuter pour une année à l'église Notre-Dame de l'Assomption à la Ferté-Macé.

Lundi 17 mai à La Ferté-Macé, les badauds assistaient à la spectaculaire dépose du coq qui trône à 60 mètres de haut, au sommet du clocher dont les travaux de réfection venaient de débuter. Un gigantesque échafaudage a été installé sur la tour nord de l'église, construite en 1851.

La première phase du chantier, très symbolique, a donc constitué au démontage du coq, qui a été envoyé en réparation. Le maire Michel Leroyer ambitionnait d'aller le décrocher lui-même, mais en raison du vertige, arrivé à hauteur des abat-sons du clocher, il avait dû se résoudre à renoncer.

Un chantier très onéreux

Plus vertigineux encore que le vide qui entoure le clocher, c'est le montant des travaux : 650 000 euros uniquement pour la première phase du chantier. "Globalement, il faudrait trouver 3 millions d'euros", estime le maire, optimiste, qui espère débuter une seconde phase de travaux dans un ou deux ans. "Les premiers diagnostics ont été faits il y a 20 ans par François Poujol, l'architecte qui réalise actuellement cette première tranche de travaux. Il s'agit de rejointoyer les pierres, remplacer celles qui ont été altérées par le temps, mais aussi des réparations de la charpente et de la couverture."

"On travaille à ce projet depuis 10 ans", explique Jean-Marie de Jacquelot, le président de l'association pour la restauration de cette église. "C'est montrer que ce bâtiment vit par sa fonction cultuelle, mais aussi par sa présence dans la ville pour l'organisation de concerts, de manifestations culturelles. Il y a une façade et des vitraux à montrer, il y a une mise en lumière à faire."

"Le rôle de la Fondation du Patrimoine est d'aider le maire et sa municipalité", explique Claude Trianon, son délégué dans l'Orne. "Mais aussi de créer de la formation autour de cette opération de restauration, de créer une émulation autour de cette action pour susciter un intérêt de la population."

L'usure du temps

Les églises construites à cette époque résistent nettement moins bien au temps que d'autres beaucoup plus anciennes, "il faudrait les entretenir plus régulièrement, pour éviter comme ici d'être obligé de réunir plusieurs millions d'euros pour procéder à la restauration", insiste Claude Trianon. Depuis 20 ans que la Fondation du Patrimoine existe dans le département de l'Orne, elle a signé quelque 340 conventions avec 250 communes différentes du département. "Nous accompagnons actuellement 60 opérations de restauration. c'est une œuvre de longue haleine, mais nous sommes très heureux d'y participer", conclut le délégué de la Fondation du Patrimoine.

Cette première phase de travaux sur l'église de La Ferté-Macé est prévue pour durer un an, sans oublier d'aller remettre le coq en haut du clocher, avant de démonter l'échafaudage !

Le saviez-vous ? L'apparition des coqs au sommet des clochers des églises remonte au Moyen-Âge, sur décision du pape Léon IV.

"On parle de gros sous pour ces opérations"

La Ferté-Macé.

La concrétisation d'un chantier comme celui de la réfection de l'église de la Ferté-Macé n'est possible que grâce à la mobilisation de tous.

Cet imposant chantier de réfection de l'église Notre-Dame de la Ferté-Macé est estimé à 3 millions d'euros. Sa première phase a été subventionnée par l'État (150 000 €) et par le Conseil départemental de l'Orne (20 000 €). Son financement a aussi été aidé par un don de 100 000 euros de la part de Monique Salles, une paroissienne, et par la Fondation du patrimoine.

"Il faut que la population s'investisse"

"Notre mission avec l'association de sauvegarde de l'église est de monter une opération de souscription populaire (comme pour Notre-Dame à Paris) pour générer une recette complémentaire par des dons de particuliers. Encore faut-il le faire savoir, communiquer. On parle de gros sous pour monter ces opérations, mais le patrimoine appartient à notre histoire, à notre culture, c'est notre quotidien que de vivre dans un environnement agréable, restauré, de créer de la beauté autour de nous, c'est important", insiste Claude Trianon. Il est toujours possible de faire des dons sur le site internet de la Fondation. "Outre l'organisation de concerts, pour récolter de l'argent, on a aussi passé des partenariats avec des entreprises mécènes comme la Biscuiterie de l'Abbaye à Lonlay-L'Abbaye, qui a reversé une participation sur la vente de certaines gammes de ses produits au bénéfice de la réfection de l'église", explique Jean-Marie de Jacquelot.

"Il faut une synergie autour de ce projet, que la population s'investisse pour nous permettre de réaliser les 2e et 3e tranches de travaux", souligne le maire Michel Leroyer.

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