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Rouen. Drame du Cuba Libre à Rouen : l'incompréhension des familles des victimes

Une réunion d'information a eu lieu mardi 27 septembre 2016 à Rouen (Seine-Maritime) entre d'un côté, les familles des victimes qui ont péri dans l'incendie du bar Au Cuba Libre, et de l'autre, un juge d'instruction et le procureur de la République. Les familles ont demandé pourquoi les deux mis en examen n'ont pas été mis en détention provisoire.

Rouen. Drame du Cuba Libre à Rouen : l'incompréhension des familles des victimes
Le gérant du Cuba Libre et son frère ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire. - Tendance Ouest

Douleur et incompréhension. Ce sont les sentiments qui dominent chez les familles des victimes du bar Au Cuba Libre, situé rive gauche à Rouen (Seine-Maritime) et dont l'incendie a fait 14 victimes dans la nuit du 4 au 5 août 2016.

"Un fossé entre la peine ressentie et la réalité judiciaire"

Mardi 27 septembre 2016, une réunion d'information a rassemblé ces familles, un juge d'instruction et le procureur de la République. Si le but officiel était de faire un point sur l'enquête et d'informer les familles des procédures d'indemnisation, elle semble avoir vite viré à l'incompréhension, comme l'explique Dominique Lemiegre, avocat d'une famille de Dieppe, qui a perdu sa fille dans le drame : "Il y a un fossé entre la peine ressentie par les familles et la réalité judiciaire."

Pourquoi la remise en liberté ?

Car au-delà des procédures d'indemnisation, c'est la décision judiciaire qui laisse perplexe les familles : elles ont demandé pourquoi le gérant du Cuba Libre et son frère salarié avaient été remis en liberté sous contrôle judiciaire plutôt qu'en détention provisoire après leur mise en examen pour "homicides et blessures involontaires aggravées par violation délibérée d'une obligation de sécurité". En effet, un avocat des familles de victimes avait récemment révélé que la porte de secours de l'établissement était fermée au moment du drame, empêchant les victimes de fuir.

Le véhicule du gérant pris pour cible

Les deux prévenus, dont la date du procès n'est pas encore connue, risquent jusqu'à cinq ans de prison. Dimanche 25 septembre 2016, le véhicule du gérant a été pris pour cible à Déville-lès-Rouen et une vitre a été brisée. Reste à savoir si les malfaiteurs savaient à qui appartenait la voiture.

Vers une évolution de la réglementation ?

Depuis l'incendie, des visites inopinées dans les établissements de nuit avec sous-sol sont menées par la police. Des bars ont déjà été fermé. La députée Valérie Fourneyron a quant à elle demandé au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve de faire évoluer la réglementation de ces établissements.

Avec AFP.

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