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Festival Art et déchirure à Rouen : l'art né du mal-être

Créé en 1989, ce festival organisé tous les deux ans depuis 1990 grâce à de nombreux partenaires institutionnels a pour but de valoriser les arts plastiques et arts de la scène en lien avec la maladie mentale et le handicap. Cette année, la programmation s'enrichit de spectacles inédits à Rouen et de nombreuses expositions. Ses deux directeurs José Sagit et Joël Delaunay nous en parlent :

Festival Art et déchirure à Rouen : l'art né du mal-être
Les deux directeurs du festival (José Sagit à gauche et Joël Delaunay à droite) annoncent une programmation riche entre théâtre et arts plastiques. - Elodie Laval

José, comment avez-vous sélectionné ces spectacles ?

« Certains de ces spectacles ont été présentés à Avignon dans le festival In pour les sœurs Macaluso ou en off pour Mon amour fou et Rendez-vous garde de l’Est, deux pièces ayant pour trame le syndrome maniaco-dépressif. Ce sont en tout cas des spectacles tous très récents créés il y a moins de deux ans et inédits à Rouen. Mais il y aussi des partenariats réguliers : depuis les débuts nous collaborons avec la compagnie de l’Oiseau Mouche en résidence à Roubaix dont les comédiens sont en situation de handicap. C’est une structure unique, dont le travail est connu  en France et en Europe et grâce à ce partenariat est né le spectacle clownesque Clément ou le courage de Peter Pan que l’on pourra découvrir au Rexy à Mont St Aignan.».

Quels sont les spectacles qui sont nés dans le monde hospitalier ?

« Cette année nous présentons dix spectacles. Parmi ceux-ci deux sont nés en institut hospitalier : Jour de pluie et Les Petits Bateaux. Jour de pluie est une pièce burlesque issue de la collaboration de Pauline Réant et Chloé Lacheray avec les comédiens de l’hôpital de jour de St-Etienne-du-Rouvray. Les metteures en scène de la Cie Adhok travaillent depuis 3 ans avec ces patients qui monteront sur scène pour la première fois à cette occasion à l’Atelier 231 à Sotteville-lès-Rouen. Le deuxième spectacle né en institution, Les petits bateaux, dont la représentation aura lieu à Saint-Romain-de-Colbosc, s’ inspire à la fois de l’émission éponyme et des textes de Desproges. »

Joël, quelles sont les expositions menées en parallèle à ces représentations théâtrales ?

«  Il nous semblait essentiel de parler également d’arts plastiques. Il ne s’agit pas seulement d’art thérapie mais de démarches esthétiques et intellectuelles à part entière. Nous présentons cette année près de 700 œuvres exposées en trois lieux : la Halle aux Toiles à Rouen, la chapelle St Julien à Petit-Quevilly et la Mam galerie rue Alsace Lorraine à Rouen. Parmi ces démarches très diverses certaines entrent en écho direct avec la programmation théâtrale comme celle d’André Robillard, as de la récupération et du détournement, résident permanent à l’hôpital de St Etienne du Rouvray, mis en scène dans Changer la vie. Ces expositions mettent en avant l’art brut et réunissent le travail des patients et des artistes dont certains animent des ateliers en institution : dans ces lieux terribles l’art y est un véritable espace de liberté. »

 

Pratique. Du 9 au 20 mars. A Rouen et dans l’agglomération. www.art.et.dechirure.over-blog.fr

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