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Athènes (AFP). Grèce: Tsipras s'engage à l'application rapide du plan des créanciers

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Athènes (AFP). Grèce: Tsipras s'engage à l'application rapide du plan des créanciers
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras lors du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement le 25 septembre 2015 à Athènes - AFP
Le Premier ministre grec de gauche Alexis Tsipras s'est engagé vendredi à l'occasion du premier conseil des ministres de son nouveau gouvernement à "rapidement" mettre en place les réformes réclamées par les créanciers, UE et FMI, en contrepartie du troisième prêt accordé à la Grèce. Cet accord avait été signé dans la douleur le 13 juillet par Alexis Tsipras, en dépit de son engagement préélectoral à en finir avec l'austérité dictée par l'UE et le FMI, pour éviter à son pays d'être expulsé de l'euro et le maintenir sous perfusion financière, avec un prêt sur trois ans de 86 milliards d'euros, le troisième depuis 2010. "Il faut rapidement appliquer ce que nous avons convenu avec les créanciers afin d'achever la première évaluation du programme" par ces derniers, "et commencer à discuter de la réduction de la dette", a affirmé Alexis Tsipras devant ses ministres, cinq jours après sa victoire, dimanche, aux législatives. Le premier et seul dirigeant de gauche radicale de l'UE a insisté sur la nécessité de "restructurer la dette pour qu'elle devienne supportable" et pour rétablir "la compétitivité de l'économie". L'autre priorité du gouvernement est "la recapitalisation des banques pour assurer les liquidités", les Grecs restant soumis depuis 29 juin à un contrôle des capitaux, a dit M. Tsipras. Une loi-cadre sur les mesures impopulaires imposées par les créanciers, comprenant de nouvelles augmentations de taxes et la réorganisation de la fonction publique, avait été votée par le Parlement à la mi-août, au cours du précédent mandat d'Alexis Tsipras. Ce vote avait été marqué par la défection de 25 députés du Syriza, privant de majorité parlementaire le chef du gouvernement, qui a démissionné le 20 août pour précipiter l'organisation d'élections. - "L'impasse des recettes néolibérales" - Réélu dimanche haut la main avec un écart de 7,5% face à son adversaire de droite Vangelis Meïmarakis, mais sans obtenir la majorité absolue, Alexis Tsipras a formé mardi un gouvernement de coalition avec le parti souverainiste des Grecs Indépendants Anel, reconduisant l'alliance de son premier mandat, entre janvier et juillet. Pour obtenir le déblocage des prêts européens, il va devoir d'ici à fin octobre faire aussi adopter un rectificatif au budget 2015 comprenant de nouvelles coupes dans les retraites, une réforme de l'impôt sur le revenu et un durcissement de la fiscalité pesant sur les agriculteurs, "La condition pour réussir le programme est de garantir la cohésion sociale", a indiqué Alexis Tsipras, soulignant qu'il "ne fallait pas retourner à l'impasse des recettes néolibérales extrêmes". Il s'est engagé à "faire face au chômage qui est à des niveaux insupportables pour l'Europe", avec un taux qui s'établissait en juin à 25,2%. Reconnaissant les "difficultés" qu'entraînera la mise en oeuvre du nouveau plan, le Premier ministre s'est engagé à essayer de "trouver l'antidote pertinent aux répercussions négatives sur les bas revenus". La reconduction d'Euclide Tsakalotos mardi aux Finances où il sera épaulé par le ministre adjoint Georges Chouliarakis est le premier signe envoyé par Alexis Tsipras à ses partenaires européens. Les deux ministres, l'un et l'autre professeurs d'économie, ont été les artisans de l'accord du 13 juillet. "Il est crucial de ne pas perdre un millimètre du terrain que nous avons gagné en signant l'accord", a dit Alexis Tsipras, incitant ses ministres à "ne pas perdre du temps" et à éviter la surexposition médiatique. "Je vous appelle à immédiatement arrêter vos apparitions constantes à la télévision, je vous ai choisis pour régler des problèmes et pas pour encadrer les émissions télévisées", a-t-il lancé. - Gérer "la crise des réfugiés"- Un autre défi pour le gouvernement d'Alexis Tsipras est "la gestion de la crise des réfugiés" dans un pays ayant enregistré l'arrivée par la mer depuis janvier de plus de 330.000 d'entre eux, pour la plupart des Syriens. La Grèce s'est notamment engagée auprès de ses partenaires européens à mettre en place des centres d'accueil, de sélection et d'enregistrement des migrants, dont trois doivent bientôt ouvrir sur les îles de la mer d'Egée orientale concentrant les arrivées en provenance de la Turquie voisine, dont celle de Lesbos.
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